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Analyses foliaires : Exploitation de leur plein potentiel

Lafond, J. 2016. Analyses foliaires : Exploitation de leur plein potentiel. Conférence présentée à la Journée d’information sur le bleuet sauvage (250 personnes). 17 mars, Dolbeau-Mistasinni, Qc

Résumé

Plusieurs travaux de recherches ont démontré que la culture du bleuet sauvage répondait très bien à la fertilisation malgré que cette culture ait des besoins en éléments nutritifs relativement faibles. L’objectif de ce projet a été de déterminer la réponse de la culture du bleuet sauvage à la fertilisation selon les concentrations en N et P des feuilles prélevées durant l’année de végétation. L’expérience a été réalisée sur 45 sites localisés dans des bleuetières au Saguenay-Lac-Saint-Jean en 2012 et 2015. Les traitements ont consisté à appliquer quatre doses de N (0, 30, 60 et 90 kg N ha-1 de sulfate d’ammonium) et trois doses de P (0, 10 et 20 kg P2O5 ha-1 de super triple phosphate) au printemps de l’année de végétation. Les valeurs des lectures mesurées avec le SPAD ont été significativement corrélées aux concentrations en N des feuilles. Les concentrations en N, P et K des feuilles ont augmenté significativement avec l’accroissement de la fertilisation azotée tandis que les concentrations en Ca et Mg ont diminué significativement. La fertilisation phosphatée a uniquement augmenté la concentration en P des feuilles. La fertilisation phosphatée n’a eu aucun effet sur les rendements en fruits tandis que la fertilisation azotée a permis d’accroître les rendements en fruits à 22 sites sur 45. Cette étude a mis en évidence que les augmentations de rendement en fruits à la suite des applications des engrais minéraux sont liées aux concentrations initiales des feuilles en N et P. Ainsi, avec des concentrations élevées en N et P dans les feuilles, l’apport de fertilisants aura un plus faible impact sur l’accroissement de la productivité contrairement à un site ayant des faibles teneurs en éléments nutritifs dans les feuilles. L’équilibre nutritif dans la plante demeure important dans l’obtention des rendements optimaux mais pour l’instant, aucune relation significative n’a pu être établie. Pour le producteur, l’objectif demeure d’atteindre les concentrations optimales dans les feuilles avec la fertilisation appropriée. Par la suite, quand l’optimal sera atteint pour l’ensemble des éléments nutritifs dans les feuilles, une réduction de la fertilisation pourrait être envisagée car on sait que la réponse aux engrais sera moindre.

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