Sélection de la langue

Recherche

Effect of sunflower oil supplementation and milking frequency reduction on sheep milk production and composition

Prieto, N., Bodas, R., López-Campos, Ó., Andrés, S., López, S., et Giráldez, F.J. (2013). « Effect of sunflower oil supplementation and milking frequency reduction on sheep milk production and composition. », Journal of Animal Science, 91(1), p. 446-454. doi : 10.2527/jas.2012-5187  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Le but de la présente étude était d’étudier les effets d’une réduction de la fréquence de traite et d’une supplémentation lipidique alimentaire sur la consommation de matière sèche (MS), sur le poids corporel (PC), sur le rendement laitier et la composition du lait chez les brebis laitières à rendement élevé. Nous avons séparé 10 brebis Assaf en lactation en 2 groupes expérimentaux (n = 5). Les brebis recevaient une ration de foin de luzerne à volonté ainsi que 34 g de concentré par kg de poids corporel contenant 0 (groupe témoin) ou 43 g d’huile de tournesol (HT) par kg de MS (groupe HT). L’expérience a duré 63 jours et a consisté en 3 périodes. Au cours de la période 1 (du jour 1 au jour 21), on a trait les brebis 2 fois par jour. Au cours de la période 2 (du jour 22 au jour 49), on a trait les brebis de façon unilatérale, de sorte que chacune des glandes mammaires de chaque brebis était traite soit 1 fois, soit 2 fois par jour. Pendant la période 3 (du jour 50 jusqu’à la fin de l’expérience), on a à nouveau trait les deux moitiés 2 fois par jour. Nous avons mesuré la consommation de MS, le PC et la composition du lait une fois par semaine, et la production laitière de chaque moitié de pis était mesurée deux fois par semaine. Au cours de la période 1, la consommation totale de MS, le PC et le rendement laitier n’ont pas été modifiés de façon significative (P > 0,10) par le traitement alimentaire. Le rendement laitier présentait une tendance d’accroissement chez les brebis recevant la ration supplémentée en huile de tournesol (ration HT) pendant la période 2 (P = 0,093) et la période 3 (P = 0,067). La ration HT a fait diminuer de façon importante (P < 0,05) les concentrations en protéines et les concentrations totales en solides du lait pendant les 3 périodes expérimentales ainsi que la teneur en matières grasses du lait pendant la période 3; elle avait aussi tendance à faire diminuer (P = 0,077) la teneur en matières grasses au cours de la période 2. La teneur en lactose et la numération des cellules somatiques (NCS) n’ont pas été modifiées (P > 0,10) par la supplémentation lipidique alimentaire, dans aucune des périodes expérimentales. Il n’y avait pas de différence significative (P > 0,10) entre les moitiés de pis quant au rendement laitier et à la composition du lait dans la période 1, ni quant à la NCS pour toutes les périodes expérimentales. Les teneurs en matières grasses et en solides totaux n’ont pas été modifiées (P > 0,10) par la réduction de la fréquence de traite. Toutefois, la teneur en protéines du lait a augmenté (P < 0,001) lorsque les glandes mammaires étaient traites une seule fois par jour, alors que le rendement laitier et la teneur en lactose ont diminué (P = 0,001). L’interaction glandes mammaires-ration était importante quant au lactose pendant la période 2, ce qui semble indiquer un effet marqué de la réduction de la fréquence de traite sur les jonctions serrées chez les brebis témoins. En fait, le rapport entre les glandes mammaires quant au rendement laitier était beaucoup plus grand (P < 0,05) chez les brebis du groupe HT (0,82) que chez les brebis témoins (0,72). Pendant la période 3, ce rapport s’est accru, mais est demeuré plus bas chez les brebis témoins (0,92 vs 0,78; P < 0,05). Ainsi, une réduction de la fréquence de traite et une supplémentation en HT semblent avoir des effets opposés sur la production de lait et la composition du lait. Nos résultats semblent indiquer que les brebis recevant une supplémentation en HT ont une meilleure capacité d’adaptation aux changements de fréquence de traite, probablement en raison des processus déclenchés dans les glandes mammaires.

Signaler un problème sur cette page
Veuillez cocher toutes les réponses pertinentes :
Date de modification :