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Activité des biomarqueurs des acides gras phospholipidiques et de la β glucosidase dans le sol après l’épandage à long terme de fumier et d’engrais azoté

Lupwayi, N.Z., Kanashiro, D.A., Eastman, A.H., Hao, X. (2018). Soil phospholipid fatty acid biomarkers and β-glucosidase activities after long-term manure and fertilizer N applications, 82(2), 343-353. http://dx.doi.org/10.2136/sssaj2017.09.0340

Résumé

© Soil Science Society of America, 5585 Guilford Rd, Madison WI 53711 USA. Tous droits réservés. L’épandage de fumier améliore habituellement les propriétés microbiennes du sol, mais la distribution verticale de celles ci est rarement évaluée. Les biomarqueurs des acides gras phospholipidiques (AGPL) et l’activité de la β glucosidase dans le sol ont été mesurés jusqu’à une profondeur de 120 cm dans le cadre d’un essai au cours duquel on a appliqué annuellement, soit du fumier ou de l’engrais azoté, pendant 37 ou 20 ans, respectivement. Les doses annuelles de fumier étaient de 0, 60, 120 et 180 Mg ha 1, ce qui représente 0, 1, 2 et 3 fois les doses recommandées. L’effet de l’engrais azoté selon une dose de 100 kg N ha 1 a été comparé à celui du fumier selon une dose de 60 Mg ha 1. Les AGPL totaux avec une dose de fumier de 60 Mg ha 1 étaient 3,2 fois ceux obtenus avec le traitement témoin, et l’activité de la β glucosidase était 1,9 à 2,4 fois celle obtenue avec le traitement témoin, mais l’engrais azoté n’a eu aucun effet sur les AGPL microbiens ni sur l’activité enzymatique du sol. Les effets du fumier se sont surtout produits à une profondeur de 0 à 15 cm dans le sol, avec des effets plus faibles à une profondeur de 15 à 30 cm. L’augmentation de la dose de fumier à 180 Mg ha 1 entraînait une augmentation linéaire des AGPL totaux, mais des augmentations quadratiques ont été observées pour l’activité de la β glucosidase. La distribution verticale des réactions observées avec une dose de 120 Mg ha 1 était semblable à celle avec une dose de 60 Mg ha 1; cependant, la dose de 180 Mg ha 1 a changé certaines réactions à une profondeur du sol de 30 à 60 cm. La composition des AGPL et l’activité enzymatique étaient positivement corrélées avec la teneur du sol en carbone (C) organique, en azote (N) total et en phosphore (P) disponible. Par conséquent, le fumier a amélioré la qualité biologique surtout dans les 15 premiers centimètres du sol, mais cette amélioration a atteint jusqu’à 30 ou 60 cm de profondeur dans le cas des doses de fumier élevées, car la biomasse et l’activité microbiennes ont augmenté. Pour sa part, l’engrais azoté n’a eu aucun effet.

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