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Un parasitoïde exotique envahissant devient un moyen vital pour les parasitoïtes indigènes

Konopka, J.K., Haye, T., Gariepy, T., Mason, P., Gillespie, D., McNeil, J.N. (2017). An exotic parasitoid provides an invasional lifeline for native parasitoids, 7(1), 277-284. http://dx.doi.org/10.1002/ece3.2577

Résumé

L’apparition d’espèces exotiques pourrait altérer les réseaux trophiques de l’écosystème et avoir des répercussions considérables sur la biodiversité des espèces indigènes à divers paliers trophiques. Il a été postulé que l’introduction récente de la punaise marbrée (Halyomorpha halys [Stål]) constitue un piège évolutif pour les parasitoïdes indigènes, ceux-ci traitant comme un hôte les masses d’œufs de H. halys, mais sans production d’une progéniture viable. Les interactions interspécifiques du parasitoïde européen Trissolcus cultratus (Mayr) et du parasitoïde asiatique Trissolcus japonicus (Ashmead) ont été examinées par la fourniture de masses d’œufs à T. cultratus à différents intervalles après une parasitation initiale par T. japonicus. On a réévalué l’aptitude de l’hôte au développement du parasitoïde en fournissant à T. cultratus des masses d’œufs frais et congelés à divers stades de développement. On a établi la probabilité que, par suite d’une concurrence interspécifique dans les œufs de l’hôte, T. cultratus puisse attaquer des œufs préalablement parasités en explorant la durée des activités de défense des masses d’œufs par T. japonicus après la parasitation. Les résultats des expériences sur les interactions interspécifiques d’un parasitoïde européen, Trissolcus cultratus, et d’un parasitoïde asiatique, T. japonicus, (lequel pourrait se prêter à la lutte biologique contre H. halys) montrent que l’espèce indigène peut agir comme un hyperparasitoïde par rapport à l’espèce exotique. Bien que cela ne puisse se produire que durant certains stades du développement de T. japonicus, la présence du parasitoïde introduit pourrait réduire l’incidence du piège évolutif pour l’espèce parasitoïde indigène. Il existe une possibilité que l’occurrence d’un hyperparasitisme facultatif entre les parasitoïdes de la famille des Scelionidae et les punaises soit courante. Les activités prédatrices intraguildes qui en résultent pourraient favoriser la conservation et la stabilisation des communautés naturelles en influant sur la diversité et la dynamique des populations de punaises indigènes et de leurs parasitoïdes (par exemple en évitant à des parasitoïdes indigènes de dilapider le potentiel de reproduction sur des hôtes impropres) ou réduire l’efficacité des programmes biologiques de lutte biologique (en diminuant, par exemple, la taille des populations de parasitoïdes exotiques servant d’agents de biocontrôle contre le parasite). Certains parasitoïdes indigènes pourraient apprendre à reconnaître et à rechercher les signes d’acceptabilité et d’aptitude au développement des œufs de H. halys préalablement parasités au cours d’une période limitée comme moyen d’éviter un piège évolutif.

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