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Digestibility and growth performance of sheep fed alfalfa hay treated with fibrolytic enzymes and a ferulic acid esterase producing bacterial additive

Aboagye, I.A., Lynch, J.P., Church, J.S., Baah, J., et Beauchemin, K.A. (2015). « Digestibility and growth performance of sheep fed alfalfa hay treated with fibrolytic enzymes and a ferulic acid esterase producing bacterial additive. », Animal Feed Science and Technology, 203, p. 53-66. doi : 10.1016/j.anifeedsci.2015.02.010  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Nous avons réalisé la présente étude pour déterminer les effets d’enzymes fibrolytiques appliquées au moment de la mise en balles, avec ou sans un inoculum bactérien producteur d’estérase de l’acide férulique (EAF), ou dans le foin au moment du repas, sur la digestibilité et la performance de croissance des agneaux. Avant le début des études sur les animaux, nous avons réalisé deux séries de cultures discontinues répétées incubées 24 et 48 h in vitro avec du foin de luzerne témoin pour déterminer l’enzyme et la dose appropriées. Onze balles de foin (∼500 kg) de luzerne-graminées (proportions 93,8:6,2) ont été produites en double avec l’un des trois traitements suivants : témoin (eau), enzyme appliquée au moment de la mise en balles (Eb; Econase RDE‑L, AB Vista, Wiltshire, R.‑U.) et enzyme plus additif bactérien producteur d’estérase de l’acide férulique appliqués au moment de la mise en balles (EIb; 11GFT, Pioneer HI‑Bred Ltd., Chatham, Ontario, Canada). La température interne moyenne des balles après 50 jours d’entreposage était plus élevée (p < 0,001) avec l’Eb qu’avec le témoin et l’EIb, tout comme l’était la concentration d’hémicellulose après l’entreposage (p < 0,05). Nous avons mené deux expériences chez des agneaux après un entreposage des balles d’au moins 90 jours. Pour l’étude sur la digestibilité, nous avons eu recours à 16 agneaux suivant un plan en carré latin 4 × 4 avec répétitions et, pour l’étude sur la performance des animaux, nous avons utilisé 32 agneaux (8 par traitement) selon un plan en blocs aléatoires complets. Dans les deux études, les agneaux ont reçu l’un des quatre traitements suivants : témoin, Eb, EIb ou enzymes ajoutées au foin témoin au moment du repas (Er). Dans l’étude sur la digestibilité, le traitement a eu tendance à influer sur la digestibilité apparente de la matière organique (MO) dans l’ensemble du tube digestif (p = 0,07) : les valeurs de digestibilité de la MO étaient plus élevées chez les agneaux ayant reçu l’Er que chez ceux ayant reçu les autres traitements, bien que ces différences fussent très petites (Er vs autres; MO, 0,658 vs 0,646). Toutefois, les valeurs de digestibilité des fibres au détergent neutre (FDN) et de l’hémicellulose étaient plus élevées (p < 0,05) chez les agneaux ayant reçu l’Eb, et aucune différence n’a été observée entre les autres traitements (FDN, Eb = 0,480, témoin = 0,437, Er = 0,430, EIb = 0,430; hémicellulose, Eb = 0,524, témoin = 0,460, Er = 0,458, EIb = 0,446). Dans les deux études, aucun effet (p > 0,05) du traitement n’a été observé sur la consommation de MO. Dans l’étude sur la performance, le gain quotidien moyen (GQM, g/j) des agneaux a été plus important (p = 0,048) avec l’EIb (233) qu’avec le témoin (192) et l’Er (202), et il a été intermédiaire avec l’Eb (206). Le traitement a eu tendance à avoir des effets (p = 0,07) sur l’indice de conversion : le rapport gain sur consommation alimentaire pour l’EIb était de 18 % supérieur à celui du témoin, et ceux de l’Eb et de l’Er étaient comparables à celui du témoin. Notre étude a montré que l’application d’enzymes au foin de luzerne au moment de la mise en balles réduisait la stabilité aérobie et augmentait la teneur en fibres et leur digestibilité, mais n’améliorait ni le GQM ni le rapport gain sur consommation alimentaire des agneaux. L’ajout de l’inoculum bactérien producteur d’EAF avec les enzymes au moment de la mise en balles a amélioré la stabilité aérobie du foin; de plus, le GQM et le rapport gain sur consommation alimentaire des agneaux ont augmenté comparativement aux agneaux ayant reçu le traitement témoin et les enzymes appliquées au moment du repas. L’application d’enzymes au moment du repas a augmenté les valeurs de digestibilité apparente de la MO, mais pas celles des fibres, et a été sans effet sur la performance de l’animal. Nous en concluons que l’application d’enzymes fibrolytiques avec l’inoculum bactérien producteur d’EAF au moment de la mise en balles est la méthode la plus prometteuse pour améliorer la performance des agneaux nourris au foin de luzerne en balles.

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