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Impact of host plant connectivity, crop border and patch size on adult Colorado potato beetle retention

Boiteau, G., Vincent, C., Leskey, T.C., Colpitts, B.G., MacKinley, P.D., et Lee, D.H. (2014). « Impact of host plant connectivity, crop border and patch size on adult Colorado potato beetle retention. », PLoS ONE, 9(5:e95717). doi : 10.1371/journal.pone.0095717  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Nous avons relâché des doryphores de la pomme de terre (Leptinotarsa decemlineata (Say)) marqués sur des plantes de pomme de terre (Solanum tuberosum L.) et suivi leurs déplacements à l’aide de radars harmoniques portables afin de déterminer l’impact de la répartition spatiale des plantes hôtes sur leur tendance à demeurer sur la plante ou dans la parcelle hôte colonisée. Nos résultats ont confirmé qu’ils demeurent longtemps sur la plante hôte et montré que la présence de plantes de pomme de terre à proximité immédiate de la plante colonisée a pour effet d’accélérer la dispersion d’une plante à l’autre. En suivant durant 6 heures les déplacements au sol de doryphores dans de petites parcelles de pomme de terre, nous avons constaté que tous les types de bordures mixtes testés (pomme de terre/sol nu, pomme de terre/phléole des prés et pomme de terre/boisé) agissaient comme une barrière importante qui retenait les doryphores à l’intérieur de la parcelle. Dans le cadre d’une autre expérience dans des parcelles de pomme de terre entourées de bordures de sol nu, les doryphores se déplaçant au sol ont affiché un comportement similaire pendant une période pouvant atteindre quatre jours. La répartition des angles de virage dans la trajectoire suivie par les doryphores au fil de leurs déplacements au sol n’était pas uniforme et semblait dictée par la prédisposition des doryphores à longer le bord de la parcelle de pomme de terre en réaction à la présence de la barrière formée par le bord de la culture ou à rebrousser chemin lorsqu’ils atteignaient l’extrémité d’un rang et donc une bordure. La taille de parcelles n’a eu aucun effet ou seulement un faible effet sur la tendance des doryphores à demeurer dans les parcelles. La distribution relative des nombres de doryphores marqués détectés dans les parcelles de superficie restreinte (16 m2), moyenne (64 m2) et grande (256 m2) quatre jours après le lâcher initial est demeurée similaire à celle des nombres relâchés. Même si les bordures mixtes constituaient une barrière importante pour les doryphores émigrant au sol depuis les parcelles de pomme de terre, le taux de départ dans le temps était élevé. Nos résultats donnent à croire que l’effet des bordures mixtes se limite en grande partie aux individus qui se déplacent sol et ne s’applique pas à ceux qui quittent la parcelle hôte en volant. La manipulation des bordures et de la taille des parcelles semble présenter un potentiel limité pour la lutte contre les doryphores émigrant depuis les champs de pommes de terre.

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