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The effect of incomplete milking or nursing on milk production, blood metabolites, and immune functions of dairy cows

Carbonneau, E., de Passillé, A.M.B., Rushen, J.P., Talbot, B.G., et Lacasse, P. (2012). « The effect of incomplete milking or nursing on milk production, blood metabolites, and immune functions of dairy cows. », Journal of Dairy Science (JDS), 95(11), p. 6503-6512. doi : 10.3168/jds.2012-5643  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Durant la transition de la gestation à la lactation chez les vaches laitières, l’augmentation soudaine de la demande en nutriments pour la production de lait entraîne des perturbations du métabolisme et est associée à l’immunosuppression et à une forte incidence de maladies métaboliques et infectieuses chez les fortes laitières. Dans la présente étude, nous avons vérifié si le fait de limiter la traite en période post partum, tout en continuant de stimuler la lactation pouvait améliorer l’état métabolique des vaches sans réduire leur production laitière globale. Pour ce faire, nous avons réparti 47 vaches Holstein en trois groupes de traitement : 1) les vaches ont été traites complètement deux fois par jour à compter du vêlage (témoin); 2) les vaches ont été traites partiellement (environ les deux tiers de la production prévue) deux fois par jour jusqu’au jour 5 après le vêlage (traite incomplète); 3) les vaches ont allaité leur veau jusqu’au jour 5 et ont été traites une fois par jour du jour 3 au jour 5 (allaitement). Toutes les vaches ont été traites deux fois par jour du jour 6 jusqu’à la fin de l’expérience (jour 61). Durant le traitement (jours 1 à 5), la production de lait a atteint en moyenne 27,3 et 9,7 kg/j chez les vaches témoins et les vaches traites partiellement, respectivement. Les traitements n’ont eu aucun effet résiduel sur la production de lait, laquelle était en moyenne de 47,5, 45,9 et 46,4 kg/j pour les vaches témoins, les vaches traites partiellement et les vaches allaitantes, respectivement, de la semaine 2 à la semaine 9. La consommation de matière sèche des vaches était similaire durant le traitement et après. De la semaine 2 à la semaine 9, la teneur en protéines et en lactose du lait n’a pas été modifiée par les traitements, mais la teneur en matières grasses a eu tendance à être plus élevée chez les vaches témoins que chez les vaches dont la traite était limitée (traite incomplète et allaitement). Durant le traitement, les concentrations de glucose et de phosphore dans le sang étaient plus basses, et les concentrations d’acides gras non estérifiés (P < 0,05) et de bêta‑hydroxybutyrate étaient plus élevées chez les vaches témoins que chez les autres vaches. Les effets favorables s’exerçant sur le glucose et le bêta‑hydroxybutyrate sont demeurés significatifs jusqu’au jour 28. La multiplication des cellules mononuclées du sang périphérique et la sécrétion d’IL‑4 ont diminué durant la période post-partum, et la multiplication cellulaire a eu tendance à être plus importante dans le cas des cellules incubées dans le sérum des vaches du groupe de traite incomplète le jour 5, mais elle était plus faible le jour 61. Les traitements n’ont eu aucun effet sur la chimiotaxie, ni sur la phagocytose des leucocytes polynucléaires neutrophiles. La multiplication et la sécrétion d’IL‑4 des cellules mononuclées du sang périphérique ont donné une corrélation négative avec la concentration sérique des acides gras non estérifiés. La diminution de l’intensité de la traite en période post-partum avec maintien de la stimulation de la lactation a réduit le stress métabolique sans nuire à la productivité des fortes laitières.

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