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Individual animal variability in ruminal bacterial communities and ruminal acidosis in primiparous Holstein cows during the periparturient period

Mohammed, R., Stevenson, D.M., Weimer, P.J., Penner, G.B., et Beauchemin, K.A. (2012). « Individual animal variability in ruminal bacterial communities and ruminal acidosis in primiparous Holstein cows during the periparturient period. », Journal of Dairy Science (JDS), 95(11), p. 6716-6730. doi : 10.3168/jds.2012-5772  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Dan l’étude présentée ici, nous avons examiné la variabilité entre vaches de la gravité de l’acidose ruminale avant et après le vêlage et nous avons déterminé si elle était liée à des différences de composition de la communauté bactérienne ruminale. Pour caractériser la variabilité de la gravité de l’acidose ruminale d’une vache à l’autre, nous avons utilisé des variables de fermentation ruminale. En outre, nous avons examiné l’influence du régime alimentaire prépartum sur la gravité de l’acidose ruminale. Pour notre étude, nous avons réparti 14 génisses Holstein jumelées en fonction de la date prévue du vêlage et de leur état corporel en deux groupes de régime alimentaire prépartum, l’un recevant une ration à faible teneur en concentré, l’autre, une ration à forte teneur en concentré. Toutes les génisses ont reçu la même ration de lactation après le vêlage. Nous avons extrait l’ADN microbien d’un total de 58 échantillons de digesta ruminal prélevés avant le vêlage (les jours -50, -31 et -14 : 27 échantillons) et après le vêlage (les jours +14 et +52 : 31 échantillons) et, après amplification par PCR, nous avons fait une analyse automatisée des espaceurs intergéniques ribosomiques. Pour caractériser l’évolution des variables ruminales (pH, acides gras volatils) et des indicateurs d’acidose, notamment la durée du maintien du pH ruminal sous 5,8, 5,5 et 5,2 ainsi que l’aire sous la courbe correspondant à ces valeurs (les indicateurs ont été mesurés les jours -54, -35, -14, -3, +3, +17, +37 et +58), nous avons eu recours à l’analyse en composantes principales. D’après le changement (défini comme étant la distance entre les charges moyennes) survenant entre la période prépartum et la période postpartum, nous avons réparti les 14 génisses en trois groupes d’état acidosique : état le moins acidosique (n = 5), état le plus acidosique (n = 5) et état acidosique intermédiaire (n = 4). Par comparaison à la période prépartum, chez les vaches du groupe le plus acidosique, l’acidose ruminale était la plus grave (gravité mesurée d’après l’acidose ruminale totale, l’acidose ruminale bénigne, l’acidose ruminale modérée et l’acidose ruminale aiguë; aire sous la courbe du pH pour l’acidose ruminale totale, l’acidose ruminale bénigne et l’acidose ruminale modérée) en période postpartum, la différence entre les deux périodes étant plus prononcée chez les vaches les moins acidosiques. De même, l’indice d’acidose ruminale (aire totale sous les valeurs de pH <5,8 normalisée en fonction de la consommation) dénotait une interaction entre la gravité de l’acidose ruminale et la période. La variation de la gravité de l’acidose ruminale était indépendante de la consommation, de la concentration des acides gras volatils totaux et de la proportion des divers acides gras volatils pris individuellement. Les variables de production (rendement laitier, pourcentage de matières grasses, rendement en matières grasses, lait normalisé et efficience de la production laitière) n’ont pas été changées par la gravité de l’acidose ruminale. Par ailleurs, la composition de la communauté bactérienne ruminale n’a été changée ni par le régime alimentaire, ni par la période. Chez certaines vaches, toutefois, le changement de la composition de la communauté bactérienne entre les deux périodes a été plus marqué que chez les autres. D’après l’ampleur du changement (distance entre les valeurs d’ordonnancement des moyennes de l’ensemble des prériodes pour chaque vache), nous avons réparti les vaches en trois groupes de profil de composition de la communauté bactérienne : stable (5 vaches chez lesquelles le changement a été moins marqué), instable (5 vaches chez lesquelles le changement a été plus marqué) et intermédiaire (4 vaches chez lesquelles le changement a été modérément marqué). Les vaches chez lesquelles le changement de la composition de la communauté bactérienne a été le plus marqué n’étaient pas nécessairement celles du groupe le plus acidosique, et vice versa. Le changement des variables de la fermentation ruminale (rangs établis d’après l’analyse en composantes principales) et le changement de la composition de la communauté bactérienne (rangs établis par analyse automatisée des espaceurs intergéniques ribosomiques) entre la période prépartum et la période postpartum n’étaient pas reliés (n = 14; R2 = 0,00). Nous avons conclu que les vaches ne sont pas toutes également sujettes à l’acidose ruminale, et le changement postpartum de la composition de la communauté bactérienne semble sans lien avec les différences de gravité de l’acidose ruminale postpartum.

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