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Characterization of Haemorrhagic Enteritis in Dairy Goats and the Effectiveness of Probiotic and Prebiotic Applications in Alleviating Morbidity and Production Losses.

Baines, D.D.S., Erb, S.L., Turkington, T.K., Kuldau, G., Juba, J., Sumarah, M.W., Mazza, A., et Masson, E. (2011). « Characterization of Haemorrhagic Enteritis in Dairy Goats and the Effectiveness of Probiotic and Prebiotic Applications in Alleviating Morbidity and Production Losses. », Fungal Genomics & Biology, 1:1. doi : 10.4172/fgb.1000102  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Notre étude visait à déterminer si le syndrome d’entérite hémorragiques (EH) qui survient pendant l’hiver chez la chèvre est le même que celui décrit dans le cas du syndrome hémorragique intestinal (SHI) chez les bovins. Nous voulions aussi savoir si les stratégies de gestion fondées sur l’utilisation de prébiotiques et de probiotiques mises au point pour contrer le SHI chez les bovins auraient le même effet sur l’EH chez la chèvre. Nous avons examiné les résultats des analyses cliniques, microbiologiques et nécropsiques faites durant une éclosion naturelle d’EH chez des chèvres. Les pathogènes bactériens ont été identifiés par des cultures en milieux sélectifs, des tests biochimiques, des tests d’agglutination au latex et par des biopuces à ADN. Nous avons vérifié la présence de champignons mycotoxinogènes et de mycotoxines dans les aliments distribués aux animaux. Les signes cliniques les plus couramment observés chez les chèvres atteintes étaient les suivants : regard fixe, grincement des dents, torsion singulière du cou lorsque l’animal est debout, paralysie des membres postérieurs, stase ruminale, absence de crottes, écoulement abondant de bave et baisse de 50 % de la production de lait. Un traitement constitué d’un prébiotique et d’un probiotique a fait disparaître les symptômes chez 14 chèvres sur 28, mais de nouveaux cas ont continué à se déclarer. Le signe le plus couramment observé à la nécropsie était une jéjunite grave accompagnée d’hémorragies intraluminales ou de caillots confirmant l’EH. L’ensilage de maïs contenait des champignons mycotoxinogènes et des mycotoxines. Nous avons également isolé des bactéries Escherichia coli productrices de shigatoxines (STEC) du jéjunum des chèvres atteintes. In vitro, le prébiotique et le probiotique utilisés dans le traitement empêchaient les STEC d’adhérer aux tissus et de les coloniser. Le prébiotique se liait aussi aux mycotoxines in vitro. L’élimination de l’ensilage de maïs moisi a permis de maîtriser la mycotoxicose, sans toutefois rétablir la production laitière. L’ajout d’un prébiotique ou d’un probiotique a permis d’accroître significativement la production de lait et d’améliorer l’état corporel, mais a aussi diminué le nombre de cellules somatiques. Nos résultats confirment la corrélation entre la présence de mycotoxines dans les aliments et de bactéries STEC dans l’organisme et le syndrome d’EH chez la chèvre laitière. L’étude montre également que l’utilisation de prébiotiques et de probiotiques permet d’atténuer la morbidité et les pertes de production associées à la mycotoxicose.

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