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Mouldy feed, mycotoxins and Shiga toxin - producing Escherichia coli colonization associated with Jejunal Hemorrhage Syndrome in beef cattle.

Baines, D.D.S., Erb, S.L., Turkington, T.K., Kuldau, G., Juba, J., Masson, L., Mazza, A., et Roberts, R. (2011). « Mouldy feed, mycotoxins and Shiga toxin - producing Escherichia coli colonization associated with Jejunal Hemorrhage Syndrome in beef cattle. », BMC Veterinary Research, 7:24. doi : 10.1186/1746-6148-7-24  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Contexte: Les bactéries Escherichia coli O157 et non O157 productrices de shigatoxines (STEC) causent de graves éclosions de maladies chez les humains qui consomment des aliments contaminés. Les bovins sont considérés comme le principal réservoir de cette bactérie, mais on ne sait pas comment les STEC affectent les bovins adultes. Les veaux nouveau-nés représentent la catégorie d’animaux vulnérables aux infections à STEC qui peuvent provoquer des entérites graves. Dans une étude antérieure, nous avions trouvé une corrélation entre la présence de mycotoxines et de STEC et le syndrome hémorragique intestinal (SHI) chez les bovins laitiers. Pour confirmer le rôle des STEC dans le développement du syndrome, nous avons formulé l’hypothèse selon laquelle les bovins de boucherie atteints du syndrome seraient eux aussi colonisés par des STEC. Des traitements médicaux énergiques et la chirurgie peuvent être efficaces pour soigner le SHI, mais leur efficacité dépend de la reconnaissance précoce des signes cliniques, ce qui sous-entend qu’il faut élaborer d’autres approches pour gérer cette maladie. La présente étude visait à confirmer que la présence de moisissures et de mycotoxines dans les aliments du bétail, ainsi que la colonisation par des STEC sont associées au développement du syndrome chez les bovins de boucherie. Résultats: Le SHI s’est développé chez les bovins de boucherie qui avaient consommé des aliments contenant différents types de champignons mycotoxinogènes, dont les suivants : Fusarium poae, F. verticillioides, F. sporotrichioides, Penicillium roqueforti et Aspergillus fumigatus. Différentes STEC colonisaient la muqueuse des tissus hémorragiques des bovins, et aucun autre pathogène n’a été identifié. Les STEC présentes produisaient les toxines Stx1 et Stx2, et celles-ci étaient présentes dans le sang prélevé dans la lumière du jéjunum hémorragique. Les extraits d’aliments qui contenaient des mycotoxines se sont révélés toxiques pour les entérocytes, mais l’ajout du prébiotique Celmanax à 0,1% a permis d’éliminer la cytotoxicité in vitro. L’ajout d’un prébiotique dans le programme de soin des veaux qui présentaient des symptômes a permis d’obtenir 69 % de guérison. Conclusions: Cette étude confirme que les STEC et les mycotoxines jouent un rôle dans le SHI chez les bovins de boucherie. Les champignons mycotoxinogènes ne sont préoccupants que s’ils produisent des mycotoxines qui se retrouvent dans les aliments des animaux. Le prébiotique Celmanax, qui se lie aux mycotoxines in vitro, a interféré avec la progression de la maladie.

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