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Effects of metabolizable protein supply and amino acid supplementation on nitrogen utilization, milk production, and ammonia emissions from manure in dairy cows

Lee, C., Hristov, A.N., Heyler, K. S., Cassidy, T.W., Lapierre, H., Varga, G. A., et Parys, C. (2012). « Effects of metabolizable protein supply and amino acid supplementation on nitrogen utilization, milk production, and ammonia emissions from manure in dairy cows. », Journal of Dairy Science (JDS), 95(9), p. 5253-5268. doi : 10.3168/jds.2012-5366  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Nous avons réalisé 2 expériences pour étudier les effets que peut avoir sur la performance des vaches laitières un supplément alimentaire de méthionine rumino-protégée (MetRP) ajouté à 2 rations pauvres en méthionine, l’une également pauvre en protéines métabolisables, l’autre à teneur adéquate en protéines métabolisables. Dans la première expérience, 36 vaches laitières Holstein ont été réparties en 12 groupes de 3 vaches chacun. Chaque groupe a été divisé en sous-groupes, selon la ration : 1) teneur adéquate en protéines métabolisables (PMA, bilan des protéines métabolisables positif selon le modèle laitier du National Research Council américain [2001]); 2) ration pauvre en protéines métabolisables additionnée de 100 g de lysine rumino-protégée (LysRP)/vache par jour (PMPL); et 3) ration PMPL additionnée de 24 g de MetRP/vache par jour (PMPLM). Dans la deuxième expérience, 120 vaches Holstein ont été réparties dans 6 enclos de 20 vaches chacun, puis une ration parmi les 3 décrites ci-après a attribuée aux enclos (3 enclos par ration) : 1) ration PMA additionnée de 76 g de LysRP/vache par jour (PMAL); et 2) PMAL (74 g de LysRP/vache par jour) additionnée de 24 g de MetRP/vache par jour (PMALM). Chaque expérience a duré 10 semaines (2 semaines d’adaptation, puis une période expérimentale de 8 semaines) après une période de covariation de 2 semaines (ce qui fait, en tout, 12 semaines). Dans la première expérience, les rations pauvres en protéines métabolisables ont entraîné la baisse de la digestibilité apparente des nutriments dans le tube digestif total, mais ont été sans effet statistiquement décelable sur la consommation de matière sèche, le rendement en lait, le rendement en matières grasses du lait et le pourcentage de matières grasses dans le lait. Par comparaison à la ration PMA, la ration PMPL a entraîné la baisse de la teneur en protéines du lait; par ailleurs, la ration PMPL et la ration PMPLM ont toutes deux entraîné la baisse du rendement en protéines laitières. Les pertes d’azote urinaire et la teneur en azote uréique du lait ont diminué chez les vaches recevant les rations pauvres en protéines métabolisables par comparaison aux rations PMA. Le potentiel d’émission d’ammoniac du fumier des vaches recevant une ration pauvre en protéines métabolisables a baissé d’environ 37 % par comparaison à celui du fumier des vaches recevant une ration PMA. Les concentrations plasmatiques de Lys et de Met n’ont pas été changées par les traitements, mais les concentrations d’His, de Thr et de Val étaient plus faibles chez les vaches recevant une ration pauvre en protéines métabolisables par comparaison à celles recevant une ration PMA. Dans la deuxième expérience, les vaches recevant la ration PMALM ont eu un rendement en lait moins élevé que celles recevant la ration PMAL en raison d’une consommation numériquement moindre de matière sèche; aucun autre effet n’a ét observé dans cette expérience. Nous en sommes venus à conclure que, dans la première expérience, les rations pauvres en protéines métabolisables additionnées de LysRP et de MetRP n’ont pas entraîné de baisse statistiquement décelable du rendement en lait des vaches. Toutefois, sans l’apport de MetRP, la teneur du lait en protéines a baissé par comparaison à la ration à teneur adéquate en protéines métabolisables. Chez les vaches recevant une ration à base de maïs ou une ration à base d’ensilage de maïs pauvre en protéines métabolisables, d’autres acides aminés pourraient limiter la production de lait (ce pourrait être le cas de l’His). D’après 97 données individuelles recueillies dans le cadre d’essais portant sur des vaches recevant une ration pauvre en protéines métabolisables, le modèle du National Research Council (2001) donnerait une valeur du rendement en lait des vaches recevant une ration pauvre en protéines métabolisables (bilan des protéines métabolisables de –20 à–666 g/jour) qui serait sous-estimée de façon linéaire : rendement en lait sous-estimé (rendement en lait possible en fonction des protéines métabolisables du National Research Council [2001], en kg/jour – rendement en lait réel, en kg/jour) = 0,0991 (± 0,0905) + 0,0230 (± 0,0003) × bilan des protéines métabolisables, g/jour (R2 = 0,99).

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