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Life-cycle assessment of greenhouse gas emissions from dairy production in Eastern Canada: A case study

McGeough, E.J., Little, S.M., Janzen, H.H., McAllister, T.A., McGinn, S.M., et Beauchemin, K.A. (2012). « Life-cycle assessment of greenhouse gas emissions from dairy production in eastern Canada: A case study. », Journal of Dairy Science (JDS), 95(9), p. 5164-5175. doi : 10.3168/jds.2011-5229  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

L’objectif de ces travaux était d’analyser le cycle de vie des émissions de gaz à effet de serre (GES) d’un système classique de production laitière sans pâturage de l’est du Canada. En outre, comme l’industrie laitière produit non seulement du lait, mais aussi de la viande, nous avons également évalué quelques méthodes d’attribution des émissions entre ces deux co-produits. Notre analyse du cycle de vie a porté sur une exploitation simulée inspirée du système de production laitière sans pâturage caractéristique des exploitations du Québec. L’analyse a porté sur une période de 6 ans, soit la durée de vie normale des vaches laitières dans cette province. Nous avons suivi 65 veaux femelles Holstein; sur ce nombre 60 génisses ont survécu jusqu’à leur premier vêlage, à 27 mois. En moyenne, ces animaux ont ensuite été gardés pendant 2,75 lactations. Leurs descendants ont aussi été pris en compte, les taureaux et les génisses qui n’ont pas servi au remplacement étant finis au grain jusqu’à l’âge de 6,5 mois pour la production de veau de grain (270 kg). Tous les bovins ont été gardés en stabulation seulement et ont reçu des fourrages et du grain produits dans la même exploitation. Pour quantifier les émissions et les éliminations de GES dans l’exploitation, nous avons utilisé le logiciel Holos, qui permet de modéliser une exploitation agricole dans son ensemble; ce logiciel a été mis au point par Agriculture et Agroalimentaire Canada d’après les méthodes des phases 2 et 3 des travaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, adaptées pour les conditions canadiennes. L’analyse du cycle de vie a permis de déterminer que l’intensité des émissions de GHG était de 0,92 kg d’équivalent de CO2/kg de lait à teneur normalisée en gras et en protéines. Le méthane (CH4) représentait 56 % des émissions totales, dont une proportion de 86 % était issue de la fermentation entérique. Par ailleurs, l’oxyde de diazote représentait 40 % des émissions totales de GES. Les émissions attribuables aux vaches en lactation représentaient 64 % des émissions totales de GES, tandis que celles des veaux de moins de 12 mois représentaient 10 % et celles des veaux de boucherie, seulement 3 %. Nous avons aussi examiné différentes méthodes d’attribution des émissions de GES entre la viande et le lait : 1) émissions attribuées à 100 % à la production de lait, 2) méthode économique, 3) animaux laitiers et animaux de boucherie et 4) équation de la Fédération internationale du lait avec la demande d’énergie alimentaire pour la production de viande et de lait. À la comparaison des émissions des veaux laitiers à celles des veaux de boucherie, nous avons constaté que 97 % des émissions étaient attribuables au lait. La plus faible proportion d’émissions attribuables au lait (78 %) a été obtenue avec l’équation de la Fédération internationale du lait. Notre analyse du cycle de vie des GES a révélé que les plus grandes réductions d’émissions de GES seraient réalisées par des stratégies visant à abaisser la production de CH4 des vaches en lactation, et que des réductions minimes pourraient être obtenues dans le cas du jeune bétail. Le choix de la méthode de répartition des co-produits peut aussi influer dans une mesure significative sur l’attribution relative des émissions de GES à la production du lait et de la viande.

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