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Characterization of antimicrobial resistance and virulence genotypes of enterococcus faecalis recovered from a pork processing plant

Aslam, M., Diarra, M.S., et Masson, L. (2012). « Characterization of antimicrobial resistance and virulence genotypes of Enterococcus faecalis recovered from a pork processing plant. », Journal of Food Protection, 75(8), p. 1486-1491. doi : 10.4315/0362-028X.JFP-11-524  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Cette étude visait à évaluer la résistance aux antimicrobiens et à déterminer les génotypes de virulence de bactéries Enterococcus faecalis isolées d’échantillons provenant d’un établissement commercial de transformation du porc. Au total, 200 échantillons ont été prélevés au hasard de carcasses après l’étape du saignement (CS; 50 échantillons), de la pasteurisation (CP; 100 échantillons) de même que de produits de porc vendus au détail (PD; 40 échantillons). Nous avons analysé un isolat de chacun des échantillons dans lesquels la présence d’E. faecalis a été détectée : détermination de la sensibilité aux antimicrobiens et caractérisation des gènes de résistance et de virulence au moyen d’une biopuce spécifique des entérocoques. E. faecalis a été trouvé dans 79,5 % des échantillons CS, 2 % des échantillons CP et 72,7 % des échantillons PD. Nous avons observé les résistances suivantes aux médicaments importants sur le plan clinique : un isolat des échantillons CS et PD était résistant à la ciprofloxacine, et un de chacun des échantillons CP et PD était résistant à la daptomycine. Les multirésistances (résistance à cinq antibiotiques ou plus) étaient plus courantes chez les E. faecalis isolés des CS (77,4 % des isolats) que chez ceux des échantillons CP (25 %) et PD (37,6 %). La résistance à la kanamycine (43,5 %) et à la streptomycine (69,2 %) a été observée surtout chez les E. faecalis des échantillons CS. Les gènes de résistance les plus courants (fréquence > 5 %) trouvés chez E. faecalis étaient ceux associés aux aminosides (aac(6), aphA3 et aadE), aux macrolides et aux lincosamides (ermB, ermA, sat(4) et linB) ainsi qu’aux aux tétracyclines (tetL, tetM et tetO). Nous avons trouvé, chez la plupart des isolats, des gènes de virulence associés à l’adhésion (ace, efaAfs et agrBfs) de même qu’à l’expression d’une gélatinase (gelE) et des facteurs liés aux phéromones (cAM, ccF10, cob et cpd1). Nous avons constaté d’importantes corrélations entre les gènes de résistance et les gènes de virulence, laissant supposer qu’ils pourraient être apparentés. Ces données semblent indiquer que les carcasses qui arrivent dans l’aire de transformation finale des produits sont généralement exemptes d’E. faecalis et qu’elles sont contaminées par des souches résistantes aux antimicrobiens pendant la transformation. Même si la source de cette contamination reste à déterminer, ces résultats soulignent l’importance d’E. faecalis comme réservoir de gènes de résistance et de virulence.

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