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Benchmarking study of industry practices during commercial long haul transport of cattle in Alberta, Canada

González, L.A., Schwartzkopf-Genswein, K.S.G., Bryan, M., Silasi, R., et Brown, F.A. (2012). « Benchmarking study of industry practices during commercial long haul transport of cattle in Alberta, Canada. », Journal of Animal Science, 90(10), p. 3606-3617. doi : 10.2527/jas.2011-4770  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Nous avons étudié en Alberta les pratiques actuelles du transport commercial des bovins sur de longues distances (≥ 400 km) des bovins; pour ce faire, nous avons envoyé un questionnaire à des chauffeurs des remorques (6 152 déplacements, 290 362 animaux). L’industrie de l’exportation des bovins de boucherie sur pied à destination des États-Unis (89 % de tous les déplacements) a une très grande influence sur le transport sur longue distance, et plus particulièrement sur le transport des bovins finis destinés à l’abattage (82 %) et les bovins semi-finis destinés à des parcs d’engraissement (15 %). Les chauffeurs de remorque avaient pour la plupart, soit une expérience limitée du transport des bovins (31 % avaient moins de 2 ans d’expérience), soit une longue expérience (35 % avaient plus de 10 ans d’expérience). Les remorques à nombre élevé d’essieux avec tracteur étaient les plus utilisés (remorque à quatre essieux tirée par un tracteur) parce ce genre de véhicule permet de transporter une charge plus lourde. La distance moyenne (± é. t.) parcourue était de 1 081 ± 343 km (maximum de 2 560 km), et les animaux passaient en moyenne 15,9 ± 6,3 h dans la remorque, le maximum étant de 45 h. Toutefois, seulement 5 % de tous les déplacements ont duré plus de 30 h. La cause de retard la plus fréquente était le passage de la frontière canado-américaine en raison du contrôle des documents et de l’inspection vétérinaire. Il y a eu un retard à la frontière dans 77 % de déplacements; en moyenne, le retard était de 1,3 ± 1,9 h et pouvait atteindre 15 h. Les pauses que prenaient les chauffeurs et les attentes avant le déchargement à destination étaient les secondes causes de retard, et les retards ainsi causés arrivaient en deuxième place pour leur longueur. La température ambiante pour l’ensemble des déplacements allait de - 42 à 45 °C, et la moyenne était de 18 ± 11,8 °C, tandis que la variation de la température au cours d’un même déplacement était de 0 à 46 °C, avec une moyenne de 15 ± 6,6 °C. La proportion d’animaux morts, non ambulatoires ou présentant une boiterie pour l’ensemble des déplacements était de 0,011, 0,022 et 0,011 %, respectivement. L’industrie du transport des bovins respecte la réglementation fédérale et, jusqu’à un certain point, les recommandations. Nos résultats comprennent des valeurs extrêmes et une très grande variabilité des conditions de transport, mais il faut pousser l’étude de la question pour déterminer l’effet de ces conditions sur le bien-être des animaux. Les retards attribuables au passage de la frontière, les conditions climatiques, le temps passé dans la remorque, la perte pondérale et l’espace individuel pourraient être des facteurs importants à considérer pour l’amélioration du bien-être des animaux transportés sur grande distance.

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