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Relationships between transport conditions and welfare outcomes during commercial long haul transport of cattle in North America.

González, L.A., Schwartzkopf-Genswein, K.S.G., Bryan, M., Silasi, R., et Brown, F.A. (2012). « Relationships between transport conditions and welfare outcomes during commercial long haul transport of cattle in North America. », Journal of Animal Science, 90(10), p. 3640-3651. doi : 10.2527/jas.2011-4796  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Nous avons étudié les relations entre un certain nombre de paramètres du bien-être et les conditions du transport commercial des bovins sur de grandes grandes distances (≥ 400 km; 6 152 déplacements; 290 866 animaux). Nous avons envoyé un questionnaire à des transporteurs pour recueillir de l’information concernant certains paramètres de bien-être, notamment le nombre d’animaux morts, d’animaux non ambulatoires et d’animaux atteints de boiterie pour chaque déplacement. Les conditions de transport étudiées étaient le temps que les animaux passaient dans la remorque, la température ambiante, la densité des chargements, la perte pondérale, la durée du chargement, l’origine des bovins, la saison, l’expérience des chauffeurs et les caractéristiques des véhicules. Dans l’ensemble, 0,012 % des animaux évalués ont boité, 0,022 % sont devenus non ambulatoires et 0,011 % sont morts dans la remorque. Les veaux et les bovins de réforme étaient les plus susceptibles de mourir ou de devenir non ambulants durant le transport; les animaux d’engraissement venaient ensuite, les animaux finis semblant être les plus aptes à composer avec le stress du transport (P ≤ 0,01). La probabilité qu’un bovin devienne non ambulant, boite ou meure montait en flèche après que les animaux avaient passé plus de 30 h dans la remorque (P < 0,001). La probabilité de mort montait aussi en flèche lorsque la température ambiante médiane baissait sous ‑ 15 ºC (P = 0,01), tandis que la probabilité de devenir non ambulatoire augmentait lorsque la température dépassait 30 ºC (P = 0,03). Les animaux ayant eu une perte pondérale correspondant à 10 % de leur poids durant le transport étaient plus susceptibles (P < 0,001) de mourir ou de devenir non ambulatoires ou encore de boiter. Les animaux étaient plus susceptibles de mourir lorsque l’espace individuel était restreint (P < 0,05), plus particulièrement ceux dont le coefficient allométrique était inférieur à 0,015 (P = 0,10), ce qui était plus souvent le cas des animaux placés sur les plateaux inférieur et supérieur des remorques, de même que lorsque l’espace individuel était grand à l’étage (coefficient allométrique supérieur à 0,035). La proportion totale d’animaux fragilisés baissait plus le chauffeur avait de l’expérience de conduite de camion (P < 0,001). La mortalité était plus élevée chez les bovins chargés dans des marchés aux enchères, par comparaison à ceux chargés dans des parcs d’engraissement et des ranchs (P < 0,01). Si l’on en juge d’après la probabilité de devenir non ambulatoire et de mourir durant le déplacement, les bovins de réforme, les veaux et les bovins d’engraissement semblent être plus affectés par le transport. Les aspects les plus importants au point de vue du bien-être durant le transport sur longue distance sont la durée totale du déplacement, l’espace individuel trop restreint ou trop grand, la température trop basse ou trop haute et l’expérience du chauffeur.

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