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A Review on the Toxicity and Non-Target Effects of Macrocyclic Lactones in Terrestrial and Aquatic Environments.

Lumaret, J.-P., Errouissi, F., Floate, K.D., Römbke, J., et Wardhaugh, K.G. (2012). « A Review on the Toxicity and Non-Target Effects of Macrocyclic Lactones in Terrestrial and Aquatic Environments. », Current Pharmaceutical Biotechnology, 13(6), p. 1004-1060.

Résumé

Les lactones macrocycliques (LM) comprennent plusieurs classes de produits chimiques issus de microorganismes du sol et englobent les avermectines, les milbemycines et les spinosynes. Ces substances sont de plus en plus utilisées en médecine vétérinaire de même qu’en agriculture. Étant donné les effets que les LM peuvent avoir sur les organismes non visés, de grandes quantités de données sur leurs effets environnementaux ont été compilées ces dernières années, notamment en raison des exigences légales associées à leur mise en marché ou à leur homologation. Nous avons fait un examen critique des connaissances actuelles sur les effets écotoxicologiques aigus et chroniques des LM sur les organismes, particulièrement sur les invertébrés terrestres et aquatiques. Nous présentons des informations détaillées sur le mode d’action et l’écotoxicité des représentants les plus importants des trois groupes de LM. Ces renseignements, qui sont fondés sur plus de 360 références, sont pour la plupart groupés en neuf tableaux, qui présentent les effets de l’abamectine, de l’ivermectine, de l’éprinomectine, de la doramectine, de l’émamectine, de la moxidectine et du spinosad sur différentes espèces d’invertébrés terrestres et aquatiques ainsi que sur des plantes et des algues. Comme les organismes qui vivent dans les déjections animales représentent une catégorie importante d’organismes non visés, puisqu’ils sont exposés à ces substances pendant tout leur cycle biologique par l’intermédiaire des déjections des animaux qui ont été traités avec ces substances, l’information sur les effets des LM sur les communautés d’organismes vivant dans les déjections est compilée dans un tableau distinct. Les résultats de notre rétrospective montrent clairement qu’en ce qui a trait aux effets environnementaux, de nombreuses LM sont hautement préoccupantes surtout au cours des stades larvaires des invertébrés. Des études récentes ont également révélé que la sensibilité des organismes varie selon le stade de leur cycle biologique et que les effets peuvent être atténués si les substances sont utilisées à d’autres moments que pendant les stades de grande sensibilité. Les données sur les effets environnementaux des LM sont toutefois éparpillées dans différentes revues scientifiques spécialisées et proviennent d’études axées principalement sur l’ivermectine et, dans une moindre mesure, sur l’abamectine, la doramectine et la moxidectine. Par comparaison, les données sur des substances comme l’éprinomectine, l’émamectine et la sélamectine sont encore relativement rares.

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