Sélection de la langue

Recherche

La biologie des mauvaises herbes du Canada. 151. Erodium cicutarium (L.) L’Hér. Ex Aiton.

Francis, A., Darbyshire, S.J., Légère, A., et Simard, M.-J. (2012). « La biologie des mauvaises herbes du Canada. 151. Erodium cicutarium (L.) L’Hér. Ex Aiton. », Canadian Journal of Plant Science, 92(7), p. 1359-1380. doi : 10.4141/CJPS2012-076  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

L’érodium cicutaire, Erodium cicutarium, est une mauvaise herbe annuelle de la famille des géraniacé es, originaire de la région méditerranéenne de l’Europe, d’Afrique du Nord, et d’Asie occidentale. Elle s’est largement répandue dans les régions tempérées des deux hémisphères, particulièrement dans les régions semi-arides et dans les prairies oùelle est fréquemment dominante. Dans l’ouest du Canada, son importance à titre de mauvaise herbe s’est accrue dans les céré ales, les légumineuses, la betterave à sucre et la pomme de terre, particulièrement en raison de l’adoption de pratiques culturales de conservation des sols; elle affecte également les cultures fourragères, à la fois comme mauvaise herbe au champ et comme contaminant des semences. Au Québec, où l’espèce est présente de fac¸on sporadique dans les collections effectuées dans des champs cultivés (avoine, pomme de terre, maïs) depuis 1874, l’espèce est récemment apparue dans l’est du Québec dans des parcelles expérimentales en maïs, soya et trèfle rouge, suggérant un potentiel d’infestation élevé. À l’extérieur du Canada, on la retrouve dans de nombreuses cultures, oùelle peut servir d’hôte àcertains virus, champignons et insectes, lesquels peuvent être nuisibles aux cultures et aux pâturages. Cette plante possède un avantage compé titif dans les cultures grâce à sa germination hâtive, sa croissance rapide et à sa production de graines abondante. Dans les cultures de printemps, l’application d’herbicide se fait généralement lorsque la plante a atteint un stade trop avancé pour permettre une répression efficace. Il faudra alors recourir à un programme de lutte intégré e, élaboré et souvent coûteux. Dans les régions de pâ turage semi-arides, elle peut remplacer une partie de la végétation indigène mais aussi devenir une plante fourragère importante ainsi qu’une source de nourriture pour la faune indigène. Ses proprié tés chimiques et anti-oxydantes ont attiré l’attention sur son potentiel médicinal et sur d’autres utilisations bénéfiques.

Signaler un problème sur cette page
Veuillez cocher toutes les réponses pertinentes :
Date de modification :