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Effect of postcalving serum nonesterified fatty acids concentration on the functionality of bovine immune cells

Ster, C., Loiselle, M.C., et Lacasse, P. (2012). « Effect of postcalving serum nonesterified fatty acids concentration on the functionality of bovine immune cells. », Journal of Dairy Science (JDS), 95(2), p. 708-717. doi : 10.3168/jds.2011-4695  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La période entourant la mise bas est marquée par des changements métaboliques, hormonaux et immunologiques qui ont un effet sur la fréquence des maladies infectieuses et métaboliques. Dans une étude précédente, nous avons provoqué un ralentissement de l’augmentation de la production de lait en trayant les vaches une fois par jour la première semaine de la lactation, ce qui a entraîné l’amélioration des taux de divers métabolites, y compris les acides gras non estérifiés (AGNE) et le β‑hydroxybutyrate (BHB). La présente étude visait à déterminer les effets sur les fonctions immunitaires cellulaires du sérum prélevé les jours 2, 5 et 61 après la mise bas chez les vaches traites une fois ou deux fois par jour et de déterminer les constituants à l’origine de ces effets. Nous avons prélevé les cellules mononucléées du sang périphérique (PBMC) et les leucocytes polynucléaires chez des vaches en bonne santé au milieu de la lactation et évalué leurs fonctions immunitaires (c.‑à‑d. la prolifération ainsi que la production d’interféron‑γ et la chimiotaxie, la phagocytose et l’explosion oxydative, respectivement) en présence du sérum, des AGNE et du BHB. La prolifération des PBMC a été plus importante avec le sérum du jour 61 (65,1 ± 1,6 %) qu’avec celui du jour 2 (37,3 ± 2,4 %) ou du jour 5 (48,4 ± 1,6 %), et plus importante avec le sérum des jours 2 et 5 des vaches traites une fois par jour (42,2 ± 3,7 et 54,0 ± 2,5) par comparaison aux vaches traites deux fois par jour (32,4 ± 3,0 et 42,9 ± 2,1). La prolifération présentait une corrélation inverse avec la concentration sérique d’AGNE et de BHB (r = ‑0,86). L’ajout d’AGNE au sérum du jour 61 de manière que la concentration atteigne celle du sérum du jour 5 a diminué la prolifération au niveau observé avec le sérum du jour 5. Nous n’avons observé aucun effet avec l’ajout de BHB. La libération de l’interféron‑γ par les PBMC a été plus faible dans le sérum du jour 5 (766 ± 63 pg/mL) que dans celui du jour 61 (1 187 ± 90 pg/mL) de même que par les AGNE. La fréquence de la traite n’a eu aucun effet sur la chimiotaxie, la phagocytose ou l’explosion oxydative des leucocytes polynucléaires. La phagocytose dans le sérum a diminué avec le temps du jour 2 à 61. De la même façon, l’explosion oxydative a été plus importante avec le sérum du jour 5 (12,7 × 108 ± 1,6 × 108 unités relatives de lumière) qu’avec le sérum du jour 61 (9,0 × 108 ± 1,6 × 108 unités relatives de lumière). Les AGNE ont eu un effet négatif sur l’explosion oxydative, ce qui n’a pas été le cas pour le BHB. En conclusion, la teneur en AGNE semble influer sur certaines fonctions immunitaires cellulaires. Par conséquent, les stratégies qui préviennent l’augmentation des AGNE dans le sang durant la période de transition pourraient atténuer l’immunosuppression après la mise bas.

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