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New developments on the galactopoietic role of prolactin in dairy ruminants.

Lacasse, P., Lollivier, V., Dessauge, F., Bruckmaier, R.M., Ollier, S., et Boutinaud, M. (2012). « New developments on the galactopoietic role of prolactin in dairy ruminants. », Domestic Animal Endocrinology, 43(2), p. 154-160. doi : 10.1016/j.domaniend.2011.12.007  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Chez la plupart des mammifères, la prolactine est essentielle au maintien de la lactation, et son élimination se traduit par une forte inhibition de la lactation. Chez les ruminants, toutefois, le rôle de la prolactine dans la lactation est moins bien connu, des effets inconstants sur le rendement laitier ayant été observés à la suite du blocage à court terme de la prolactine par la bromocriptine. Par contre, des études in vitro ont apporté des données indiquant que la prolactine contribue au maintien de l’état de différenciation et est un facteur de survie pour les cellules épithéliales mammaires. C’est ce qui nous a amenés à réaliser une série d’expériences pour évaluer le rôle galactopoïétique de la prolactine. Dans la première expérience, l’administration quotidienne de quinagolide, un inhibiteur de la prolactine, a réduit la libération de prolactine provoquée par la traite et accéléré la baisse de la production de lait. Une corrélation a été mise en évidence entre la production de lait et la libération de prolactine à la traite. Le quinagolide a fait diminuer l’activité, la survie et la multiplication des cellules mammaires. Durant la dernière semaine de traitement, un régime de traite différentiel a été suivi (une fois par jour et deux fois par jour). L’effet d’inhibition exercé par le quinagolide sur la production de lait s’est maintenu dans la moitié du pis traite deux fois par jour, mais non dans la moitié traite une fois par jour, ce qui laisse penser que la réaction à la prolactine est modulée par la glande. Dans la deuxième expérience, nous avons injecté aux vaches du quinagolide, du quinagolide et de la prolactine bovine au moment de la traite, ou de l’eau. Comme dans la première expérience, le quinagolide a réduit le rendement en lait, en protéines et en lactose. Les injections de prolactine administrées au moment de la traite n’ont pas suffi à rétablir le rendement laitier, mais, en général, elles ont eu pour effet d’augmenter le rendement en protéines et en lactose et ont augmenté la viabilité des cellules épithéliales mammaires extraites du lait. Récemment, nous avons étudié l’utilisation du quinagolide au tarissement. L’administration de quinagolide à des vaches en fin de lactation a fait baisser la production laitière dans les 24 heures suivant le traitement et accéléré l’augmentation de la teneur en cellules somatiques et en albumine sérique bovine des sécrétions mammaires après le tarissement, ce qui dénote l’accélération de l’involution de la glande mammaire. Les données que nous avons recueillies, combinées à celles d’autres travaux, constituent un solide corpus en faveur de l’hypothèse selon laquelle la prolactine a une action galactopoïétique chez la vache laitière. Toutefois, la réaction à la prolactine semble modulée par la glande mammaire.

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