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Changes in ruminal bacterial community composition following feeding of alfalfa ensiled with a lactic acid bacterial inoculant

Mohammed, R., Stevenson, D.M., Beauchemin, K.A., Muck, R.E., et Weimer, P.J. (2012). « Changes in ruminal bacterial community composition following feeding of alfalfa ensiled with a lactic acid bacterial inoculant. », Journal of Dairy Science (JDS), 95(1), p. 328-339. doi : 10.3168/jds.2011-4492  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Certains additifs d’ensilage améliorent la qualité du produit ensilé et favorisent l’augmentation de la production laitière, possiblement en modifiant la microflore ruminale. Nous avons voulu vérifier l’hypothèse selon laquelle la composition de la communauté bactérienne ruminale est différente chez les vaches nourries à la luzerne ensilée additionnée de (Lactobacillus plantarum MTD/1) [groupe LP] de celle des vaches nourries de luzerne ensilée sans additif (vaches témoins). Dans une expérience suivant un plan croisé double comprenant quatre périodes de 28 jours, nous avons réparti huit vaches Holstein munies d’une canule ruminale en deux groupes (groupe témoin et groupe LP) de régime alimentaire. Les rations, formulées de façon à ce qu’elles contiennent (en fonction de la matière sèche) 28,0 % de fibres au détergent neutre et 16,2 % de protéines brutes, se composaient d’ensilage de luzerne (50,9), d’ensilage de maïs (20,6), de maïs décortiqué à forte teneur en eau (21,4), de pellicules de fèves soja (4,7) ainsi que de minéraux et de vitamines (2.4). Pendant trois jours consécutifs, vers la fin de chacune des périodes, nous avons recueilli du digestat ruminal juste avant de nourrir les vaches et nous en avons séparé les phases solide et liquide. Nous avons extrait l’ADN microbien de chaque phase, et, après amplification par PCR avec des amorces bactériennes au niveau du domaine, nous avons fait une analyse automatisée des espaces intergéniques ribosomaux. Le pH de l’ensilage de luzerne traité était de 4,56 et celui de l’ensilage de luzerne non traité, de 4,86; quant au rapport lactate/acétate, il était de 9,8 et 4.4 respectivement. Ni la consommation de matière sèche, ni la production laitière n’ont été changées par l’alimentation, mais un effet lié à la vache a été mis en évidence pour ces deux paramètres. La teneur en acides gras volatils totaux était généralement plus élevée chez les vaches LP que chez les vaches témoins. La concentration des acides gras volatils individuels n’a pas été changée par l’alimentation, mais un effet significatif lié à la vache a été mis en évidence. La teneur en acétate ruminal (mol/100 mol) et le rapport acétate/propionate étaient moins élevés, tandis que la teneur en propionate (mol/100 mol) était supérieure chez les deux vaches produisant du lait pauvre en gras (teneur en gras < 3,2 %) par comparaison aux six autres vaches. L’analyse de correspondance des 265 pics du profil d’analyse automatisée des espaces intergéniques ribosomaux de 188 échantillons a révélé que les deux premières composantes représentaient 7,1 et 3,8 % de la variation totale du profil. Les points d’ordonnancement représentant les phases liquide et solide étaient groupés séparément, ce qui indique que la composition des communautés bactériennes des phases était différente. L’analyse des données de similitude a révélé des différences entre le groupe témoin et le group LP. À l’ensilage, les bactéries lactiques ont été dénombrées (log10 ufc/g d’ensilage humide) : une valeur de 3,94 a été obtenue pour l’ensilage non traité et de 4,53 pour l’ensilage traité. L’effectif relatif du L. plantarum, déterminé par PCR en temps réel de copies du gène de l’ARNr 16S, était plus élevé chez les vaches LP que chez les vaches témoins. Les points d’ordonnancement correspondant à certaines vaches étaient groupés séparément, et les communautés bactériennes les plus caractéristiques étaient celles des vaches produisant du lait pauvre en gras. L’effectif relatif du Megasphaera elsdenii était plus élevé chez l’une des deux vaches produisant du lait pauvre en gras, bien que l’effectif relatif moyen du M. elsdenii ait été le même chez les deux groupes. En plus des différences de composition des communautés bactériennes ruminales observées entre le groupe LP et le groupe témoin, nous avons constaté que les vaches produisant du lait pauvre en gras présentaient aussi des différences de composition des communautés bactériennes par comparaison aux vaches donnant un lait à teneur en gras normale.

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