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Évaluation du rendement biologique de plusieurs stratégies de mise à l’herbe estivale et d’engraissement hivernal pour les entreprises de naissage.

Legesse, G., Small, J.A., Scott, S.L., Kebreab, E., Crow, G.H., Block, H.C., Robins, C.D., Khakbazan, M., et McCaughey, W.P. (2012). « Évaluation du rendement biologique de plusieurs stratégies de mise à l’herbe estivale et d’engraissement hivernal pour les entreprises de naissage. », Canadian Journal of Animal Science, 92(1), p. 89-102. doi : 10.4141/CJAS2011-082  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Les auteurs ont évalué le rendement biologique de deux systèmes de production reposant sur la paissance estivale et de quatre systèmes de production s’appuyant sur l’engraissement hivernal pour les exploitations de naissage de la région des prairies-parcs de l’Ouest canadien. Pendant cinq ans, les auteurs ont recueilli des données sur la composition de la ration et sur les animaux. Chaque cycle de production annuel débutait par l’insémination artificielle des vaches a` période fixe puis la mise a` ’herbe des couples vache-veau (n=288 par année, dont 76 vaches de remplacement primipares) dans un pâturage de luzerne graminées (AG, n=9 enclos) ou de graminées (G, n=9 enclos) jusqu’au sevrage. Après sevrage, les vaches gravides (n= 240 par année) ont été divisées entre des pâturages a` paissance prolongée (EG, n=120) ou` repoussaient des vivaces fourragères en dormance, agrémentés d’andains d’annuelles, ou entre trois rations servies dans un parc d’élevage (DL), soit du foin (HY, n=40), un mélange de paille et d’orge (SB, n=40; 70 % de paille d’avoine pour 30 % d’orge roulé a` la vapeur, selon la matière sèche) et un mélange d’ensilage et de paille (SS, n=40; 40 % d’ensilage d’orge pour 60 % de paille d’avoine, selon la matière sèche). Les groupes ont tous reçu la même ration entre le sevrage et la période d’engraissement hivernale ainsi qu’entre la période précédant le vêlage et la mise a` l’herbe estivale. Les vaches et les veaux gagnent plus de poids (P<0,05) sur les pâturages AG que sur les pâturages G jusqu’à la troisième année, quand l’avantage s’affaiblit en raison d’une baisse de la capacité de charge. Cette dernière pourrait résulter d’un manque d’eau au printemps et enété. D’autre part, les pâturages G ont besoin d’une plus grande quantité d’engrais N pour parvenir au même rendement que les pâturages AG, la 4e et la 5e année. Les vaches du groupe EG ont maintenu un meilleur poids corporel que celles du groupe DL (surtout celles recevant la ration SS), sauf la 5e année (P<0,05), ou` la sécheresse a réduit le poids des vaches du premier groupe. Quel que soit le traitement, les vaches ont maintenu une note d’état corporel suffisante pour la reproduction; néanmoins, la fécondité au moment de l’insémination artificielle a atteint le point le plus faible (P<0,05) les 4e et 5e années. Les vaches du groupe DL présentaient 1,8 fois plus de risques d’être réformées avant la mise a` l’herbe, ce qui a entraîné un taux de survie avant sevrage plus faible (P<0,05) pour les veaux. En conclusion, les pâturages AG et EG constituent d’importantes solutions de rechange aux systèmes de production en usage dans les exploitations de naissage de l’Ouest canadien.

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