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Mammary cell activity and turnover in dairy cows treated with the prolactin-release inhibitor quinagolide and milked once daily

Boutinaud, M., Lollivier, V., Finot, L., Bruckmaier, R.M., et Lacasse, P. (2012). « Mammary cell activity and turnover in dairy cows treated with the prolactin-release inhibitor quinagolide and milked once daily. », Journal of Dairy Science (JDS), 95(1), p. 177-187. doi : 10.3168/jds.2011-4461  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Pour étudier la régulation de l’activité, de la survie et de la prolifération des cellules mammaires par la prolactine, nous avons administré à 5 vaches Holstein en début de lactation une injection intramusculaire quotidienne de 1 mg de quinagolide, un inhibiteur de la libération de la prolactine, pendant 9 semaines, tandis que 4 autres vaches, utilisées comme témoins, n’ont reçu que le véhicule (eau). Durant la dernière semaine de l’expérience, une moitié du pis a été traite une fois par jour, l’autre, deux fois par jour. Nous avons fait des biopsies mammaires 1 semaine avant et 4 et 8 semaines après le début de l’administration de quinagolide. Avec les injections de quinagolide, le rendement laitier a diminué, et la concentration d’ARNm de κ-caséine et d’α-lactalbumine dans les biopsies mammaires prélevées la semaine 4 était plus faible que celle des vaches témoins. Dans les tissus mammaires des vaches qui ont reçu du quinagolide à la semaine 8 de l’expérience, la prolifération des cellules (déterminée par marquage à l’antigène nucléaire de prolifération cellulaire) était moins intensive, tandis que l’apoptose (déterminée au moyen de la technique de marquage TUNEL [terminal deoxynucleotidyl transferase-mediated dUTP nick-end labeling assay]) était plus importante que chez les vaches témoins. Durant la traite différentielle, nous avons extrait les cellules épithéliales mammaires du lait par centrifugation et nous les avons purifiées par liaison immunocytochimique pour l’observation des variations de la concentration de transcrits mammaires. Après 9 semaines de traitement, la concentration d’ARNm d’α-lactalbumine et de κ‑caséine était moins élevée dans les cellules épithéliales mammaires du lait des vaches ayant reçu du quinagolide. Cet effet s’accompagnait d’une concentration d’ARNm du récepteur de la prolactine moins élevée et d’une tendance à une moindre viabilité des cellules épithéliales mammaires du lait des glandes traites 2 fois par jour. La diminution de la fréquence de traite de 2 traites par jour à 1 traite par jour a aussi eu un effet de régulation à la baisse des concentrations de transcrits d’α-lactalbumine et de κ-caséine dans les cellules épithéliales mammaires du lait. La viabilité des cellules épithéliales mammaires du lait des quartiers traits 1 fois par jour était plus élevée que celle des cellules du lait des quartiers traits 2 fois par jour. Nous avons conclu que la réduction du rendement laitier après administration régulière de quinagolide pour inhiber la libération de la prolactine s’accompagne d’une baisse de l’activité, de la survie et de la prolifération cellulaire mammaire chez les vaches laitières en lactation. La réduction de la fréquence de traite s’accompagnait également d’une baisse de l’activité des cellules épithéliales mammaires.

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