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Effect of dry period management on mammary gland function and its endocrine regulation in dairy cows

Bernier-Dodier, P., Girard, C.L., Talbot, B.G., et Lacasse, P. (2011). « Effect of dry period management on mammary gland function and its endocrine regulation in dairy cows. », Journal of Dairy Science (JDS), 94(10), p. 4922-4936. doi : 10.3168/jds.2010-4116  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Dans les travaux présentés ici, nous avons déterminé comment la diminution de la période de tarissement influe sur la glande mammaire et sur la régulation hormonale de ses fonctions. Pour ce faire, nous avons réparti des vaches Holstein (n = 18) en deux groupes, un groupe à tarissement court (TC; 35 jours, n = 9) et un groupe à tarissement de durée normale (TN, 65 jours, n = 9). Toutes les vaches ont reçu la même ration, mais, durant le tarissement, les vaches TC n’ont reçu qu’une ration de pré‑vêlage pendant 35 jours, tandis que les vaches TN ont reçu une ration riche en fibres, du jour 65 au jour 28 avant le vêlage, puis elles ont eu la même ration de pré‑vêlage que les vaches TC. Nous avons évalué la capacité fonctionnelle de la glande mammaire au bout de 70 jours de lactation et fait une biopsie mammaire en début et en milieu de lactation. Le tarissement a duré en moyenne 64,3 ± 1,1 et 31,9 ± 1,0 jours pour les vaches TN et TC, respectivement. Le rendement laitier et le rendement en lait normalisé des vaches TC étaient moins élevés par comparaison aux valeurs obtenues pour les vaches TN. Les vaches TC ont aussi moins consommé de matière sèche de la semaine 5 à la semaine 20 de la lactation, et, en général, la concentration plasmatique de β-hydroxybutyrate de ce groupe était moins élevée de la semaine 1 à la semaine 4. Les concentrations pré‑partum de progestérone et d’œstradiol sériques n’ont pas été changées par la durée du tarissement. La concentration d’hormone de croissance sérique et la libération de prolactine provoquée par la lactation étaient à peu près les mêmes dans les deux groupes. Toutefois, durant la période où les vaches TN étaient taries alors que les vaches TC étaient encore en lactation (de la semaine ‑9 à la semaine ‑6), la concentration de prolactine sérique était plus élevée chez les vaches TC que chez les vaches TN. La teneur en albumine sérique bovine du lait des vaches TC était plus faible que celle du lait des vaches TN après le tarissement, tandis que la concentration de lactose était comparable, ce qui laisse supposer que les jonctions serrées du tissu mammaire étaient fermées après le vêlage, et, par conséquent, que le tarissement court n’a pas nui à la phase tardive de la lactogenèse. En début et en milieu de lactation, l’apoptose et le taux de prolifération des cellules mammaires, ainsi que l’expression mammaire des gènes intervenant dans la fonction du tissu mammaire n’ont pas été changés par la stratégie de gestion du tarissement. C’est chez les vaches TC que la capacité fonctionnelle de la glande au jour 70 de la seconde lactation a généralement été moins élevée. Nous avons conclu que, même si le tarissement court a entraîné une diminution de la production laitière durant la lactation suivante, il n’a pas influé sur l’activité des cellules mammaires. Malgré l’absence de signes directs, la diminution de la croissance cellulaire dans les tissus mammaires durant le tarissement est probablement à l’origine de l’effet défavorable observé. La concentration accrue de prolactine mesurée chez les vaches durant la fin de la gestation pourrait aussi avoir un rôle. Ces hypothèses devraient faire l’objet d’autres travaux.

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