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Quo vadis Soil Organic Matter Research? A Biological Link to the Chemistry of Humification.

Schnitzer, M.I. et Monreal, C.M. (2011). « Quo vadis Soil Organic Matter Research? A Biological Link to the Chemistry of Humification. », Advances in Agronomy (Book series), 113, p. 139-213. doi : 10.1016/B978-0-12-386473-4.00008-7  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La matière organique du sol (MOS) est le substrat et l’habitat de la faune et des microorganismes du sol. Le biotope ainsi que les substances inorganiques du sol contribuent à la dégradation et à la synthèse des acides humiques (AH) et de la MOS par l’intermédiaire de réactions chimiques et biochimiques. Au cours des 25 dernières années, la plupart des études sur la structure moléculaire et les réactions des AH et de la MOS ont été faites par des chimistes du sol, alors que les microbiologistes du sol, ont très peu participé à ces études. C’est peut-être une des raisons pour lesquelles nos connaissances sur la structure moléculaire des MOS et des AH ont évolué si lentement. Une meilleure collaboration entre chimistes et microbiologistes aurait certainement été utile. Nous résumons ici les connaissances actuelles sur les structures moléculaires bidimensionnelles et tridimensionnelles et proposons de nouvelles réactions chimiques de synthèse des AH et de la MOS. Nous expliquons comment les progrès récents de la biochimie microbienne peuvent aider les pédochimistes à élucider les structures moléculaires des AH et de la MOS. Nous montrons que la transformation continue de petits oxoacides en polycétides (PC) complexes par les microorganismes du sol qui produisent des polycétides synthases constitue le deuxième stade biotique de l’humification du sol. Les PC ont des structures complexes : alkyl-aromatiques, aromatiques, polyaromatiques, phénoliques et polyphénoliques. En raison de leur activité biologique, de leur adsorption rapide aux colloïdes argileux et de la grande énergie de leurs liaisons chimiques, les PC formés par des organismes vivants ou par des réactions chimiques constituent des bassins de carbone passifs sur le plan cinétique. Il s’agit donc de squelettes carbonés qui contribuent à la formation d’une unité de structure centrale stable des substances humiques et de la MOS.

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