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Accumulation et redistribution des résidus de chlorure, de nitrates et de phosphore dans les sols amendé s avec du fumier de bovins frais ou composté renfermant de la paille ou des copeaux de bois.

Miller, J.J., Beasley, B.W., Drury, C.F., et Zebarth, B.J. (2011). « Accumulation et redistribution des résidus de chlorure, de nitrates et de phosphore dans les sols amendé s avec du fumier de bovins frais ou composté renfermant de la paille ou des copeaux de bois. », Canadian Journal of Soil Science, 91(6), p. 969-984. doi : 10.4141/cjss2011-048  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Peu d’études ont comparé l’incidence du fumier de bovins (Bos taurus) frais ou composté renfermant de la paille ou des copeaux de bois sur l’accumulation et la redistribution des résidus de chlorure (Cl), de N-NO3et de P dans le sol des grandes plaines de l’Amérique du Nord. De l’orge (Hordeum vulgare L.) a été cultivée (1999-2007) sur un loam argileux du sud de l’Alberta irrigué et bonifié annuellement avec des amendements organiques et des engrais pendant 9 ans, soit de 1998 à 2006. L’expérience consistait en un arrangement factoriel de deux types de fumier (fumier frais ou composté de parc d’engraissement), de deux litières (paille ou copeaux de bois) et de trois taux d’application (13, 39 ou 77 Mg par hectare en poids sec.). S’y ajoutaient un traitement avec des engrais minéraux et un témoin sans amendement. Le profil du sol (0 à 1,5 m) a é té échantillonné à l’automne, de 1999 à 2002, en 2004, en 2006 et en 2007, puis on a dosé les résidus de N-NO3, de Cl et de P. Le type de fumier a une incidence significative (P50,05) sur l’accumulation des substances chimiques, mais il existe une interaction avec le taux d’application (N-NO3), ou la litière et l’année (P). Au bout de neuf ans, l’accumulation maximale de Cl survient à la profondeur de 0,6 à 0,9 m, mais les valeurs moyennes relevées à cette profondeur sont similaires pour les quatre amendements organiques. L’accumulation maximale de N-NO3après neuf ans (2007) s’observe à la profondeur de 0,3 à 0,6 m, et les valeurs moyennes relevées à cette profondeur sont quatre à six fois plus élevées pour le fumier frais ou composté renfermant de la paille que pour celui contenant des copeaux de bois, signe que les sols contenant du bois immobilisent davantage le N. La redistribution du Cl et du N-NO3 vers le bas dans le profil du sol laisse supposer la lixiviation éventuelle de ces composés sous la zone racinaire. En revanche, le P du sol ne s’accumule pas à plus de 0,3 m de profondeur, signe qu’il y a peu de risques de lixiviation. La quantité de P accumulée à cette profondeur est néanmoins généralement plus grande avec les amendements organiques qu’avec les engrais minéraux et dérive vraisemblablement de la quantité supérieure de P présente dans les amendements.

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