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Integrating the building blocks of agronomy and biocontrol into an IPM strategy for wheat stem sawfly.

Beres, B.L., Cárcamo, H.A., Weaver, D.K., Dosdall, L.M., Evenden, M.L., Hill, B.D., Yang, R.-C., McKenzie, R.H., et Spaner, D.M. (2011). « Integrating the building blocks of agronomy and biocontrol into an IPM strategy for wheat stem sawfly. », Prairie Soils and Crops, 4, p. 54-65.

Résumé

Le cèphe du blé (Cephus cinctus Norton [Hymenoptera: Cephidae]) représente une grave menace pour les producteurs de blé (Triticum aestivum L.) et d’autres céréales dans le nord des Grandes Plaines. Les insecticides sont inefficaces contre ce ravageur et peuvent avoir des effets néfastes pour les insectes bénéfiques. L’efficacité de la lutte contre le cèphe du blé repose sur l’utilisation de variétés résistantes et l’application de pratiques agronomiques et de stratégies de lutte biologique appropriées. Dans le cadre d’études récentes réalisées en Alberta, au Canada, des chercheurs ont évalué les réactions du cèphe du blé et de ses ennemis naturels à la sélection de variétés résistantes, à la gestion des résidus, à la densité d’ensemencement, au régime de fertilisation et à la gestion des récoltes. Les variétés à tige pleine présentent habituellement un rendement agronomique supérieur à celui des variétés sensibles lorsque le cèphe du blé est présent. Le travail du chaume associé à la gestion des résidus et le réensemencement direct effectué dans le cadre d’un système de culture continue peuvent contribuer à réduire davantage les populations du ravageur qu’un système de rotation blé-jachère. L’augmentation des densités d’ensemencement peut permettre d’optimiser les rendements, mais l’expression des gènes responsables du caractère plein des tiges peut varier en fonction inverse de la densité d’ensemencement. Une fertilisation azotée effectuée à raison de plus de 30 kg N ha-1 induit habituellement une hausse de rendement, mais l’utilisation de fortes doses d’azote peut se solder par une augmentation du nombre de tiges coupées par le cèphe du blé. L’élévation de la barre de coupe durant le moissonnage-battage favorise la conservation des ennemis naturels, et le hachage de la paille pour une meilleure gestion des résidus au printemps ne devrait pas avoir de conséquences néfastes pour les parasitoïdes du cèphe du blé qui hibernent dans la paille. En bref, une stratégie de lutte intégrée contre le cèphe du blé devrait combiner les éléments suivants : surveillance diligente des populations du ravageur, plantation de variétés à tige pleine, culture continue prévoyant une gestion appropriée des résidus avant l’ensemencement, utilisation de densités d’ensemencement ne dépassant pas 300 graines m-2, fertilisation azotée à raison de 30 à 60 kg N ha-1 et ajustement de la barre de coupe à une hauteur d’au moins 15 cm pour assurer la conservation des parasitoïdes.

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