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Survol de l’administration directe d’agents microbiens aux bovins pour atténuer l’incidence des microorganismes pathogènes et accroître la production.

McAllister, T.A., Beauchemin, K.A., Alazzeh, A.Y., Baah, J., Teather, R.M., et Stanford, K.I.M. (2011). « Survol de l’administration directe d’agents microbiens aux bovins pour atténuer l’incidence des microorganismes pathogènes et accroître la production. »

Résumé

On administre directement des agents microbiens aux ruminants depuis plus de trente ans. Au départ, on recourait surtout à cette pratique pour accélérer l’établissement de la microflore intestinale participant à la digestion et concourir à la santé du tube digestif chez les jeunes ruminants. Divers progrès ont cependant débouché sur des mélanges plus complexes qui avaient pour but d’améliorer la digestion des fibres et de prévenir l’acidose du rumen chez les sujets adultes. Consécutivement aux améliorations obtenues sur ces deux plans, des agents microbiens de deuxième génération ont concouru à rehausser le rendement laitier, la croissance et la valorisation des aliments chez les bovins, en dépit d’un manque d’uniformité au niveau des ré sultats. Plus récemment, on s’est intéressé au développement d’agents microbiens susceptibles de combattre les agents pathogènes à l’origine de certaines zoonoses, comme la souche O157:H7 d’Escherichia coli, Salmonella spp. et Staphylococcus aureus. La réglementation limite toutefois les espèces pouvant être administrées directement et qu’on estime généralement être inoffensives comme les bactéries lactiques (à savoir, espèces des genres Lactobacillus et Enterococcus), les cryptogames (par ex., Aspergillus oryzae) ou les levures (par ex., Saccharomyces cerevisiae). On a aussi exploré l’administration directe d’agents microbiens issus du rumen, comme les espèces utilisant le lactate (par ex., Megasphaera elsdenii, Selenomonas ruminantium, Propionibacterium spp.) et les isolats de Butyrivibrio fibrisolvens qui s’attaquent à la paroi cellulosique des cellules végétales, mais ces produits n’ont pas é té commercialisé s. L’élaboration d’agents microbiens efficaces pour une vaste gamme de systèmes d’élevage des ruminants continue de poser des difficultés faute d’une connaissance approfondie de l’écologie des microorganismes. Peu d’études ont recouru aux techniques moléculaires pour préciser l’interaction des agents microbiens avec la microflore naturelle ou avec le ruminant servant d’hôte. Il se peut que les progrès réalisés dans la métagénomique des populations d’unicellulaires et dans la génomique des interactions entre la bactérie et l’hôte permettent la formulation de produits qui amélioreront la production et bonifieront la santé, réactions qui résultent souvent dé jà de l’administration d’antibiotiques aux bovins.

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