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First Report of Phytophthora infestans Genotype US23 Causing Late Blight in Canada.

Kawchuk, L.M., Howard, R.J., Peters, R.D., et Al-Mughrabi, K.I. (2011). « First Report of Phytophthora infestans Genotype US23 Causing Late Blight in Canada. », Plant Disease, 95(7), p. 873. doi : 10.1094/PDIS-01-11-0054  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Le mildiou est causé par l’oomycète Phytophthora infestans(Mont.) de Bary et il s’agit d’une des maladies les plus dévastatrices chez la pomme de terre et la tomate. Le mildiou touche toutes les régions importantes de culture de la pomme de terre et de la tomate au Canada. En 2009 et 2010, son incidence a augmenté en Amérique du Nord (2). Les symptômes foliaires de la maladie sont apparus plus tôt qu’à l’habitude, en juin plutôt qu’en juillet, et ils coïncidaient avec l’identification de plusieurs nouveaux génotypes de P. infestans aux États-Unis, chacun avec des caractéristiques distinctes. Avant 2007, les souches isolées de pommes de terre et de tomates étaient principalement des génotypes US8 et US11 (1). Mais les populations de P. infestans aux États-Unis ont récemment subi une modification génétique importante et produisent maintenant des isolats avec des génotypes distincts et des caractéristiques épidémiologiques différentes en Floride et dans le nord-est des États-Unis (2). La découverte récente, dans des points de vente au Canada, de plants de tomate atteints de mildiou a incité à l’examen des génotypes se retrouvant ici par inadvertance et causant la maladie dans des régions canadiennes de production commerciale. En 2010, l’analyse d’isolats de P. infestans provenant de diverses régions du Canada a révélé la présence du génotype US23 pour la première fois dans chacune des provinces de l’Ouest (Manitoba, Saskatchewan, Alberta et Colombie-Britannique) mais pas dans l’est du pays. Les profils électrophorétiques des allozymes au locus de la glucose phosphate isomérase (Gpi) révèlent un profil qui correspond tout à fait (100/100) à celui des génotypes US6 et US23 (4). Les tests de compatibilité sexuelle confirment que les isolats sont de type A1; une sensibilité in vivo au métalaxyl a également été observée. L’analyse du polymorphisme des fragments de restriction EcoRI de 50 isolats de l’Ouest canadien ayant la séquence du multilocus RG57 a mis en évidence les profils d’ADN 1, 2, 5, 6, 10, 13, 14, 17, 20, 21, 24, 24a, 25 indicateurs du génotype US23 (3). Le génotype US23 de P. infestans, décrit récemment, semble plus agressif chez la tomate et, même si la pomme de terre est aussi touchée par la maladie, les symptômes sont souvent plus graves chez la tomate. Les résultats indiquent que le mouvement et l’évolution des nouveaux génotypes du P. infestans ont contribué à l’incidence accrue du mildiou, et que le mouvement du pathogène jusqu’aux plantules vendues au détail sur les marchés nationaux et internationaux pourrait fournir une source additionnelle d’inoculum en début de saison. Une des préoccupations majeures concerne la dichotomie possible entre l’introduction des nouvelles populations A1 dans les provinces canadiennes de l’Ouest et les populations endogènes A2 de l’est du pays, augmentant la possibilité de recombinaison sexuelle produisant des oospores et de génotypes nouveaux dans l’éventualité où ces populations se croiseraient.

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