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What place for livestock on a re-greening earth?

Janzen, H.H. (2011). « What place for livestock on a re-greening earth?. », Animal Feed Science and Technology, 166-167, p. 783-796. doi : 10.1016/j.anifeedsci.2011.04.055  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

L’être humain approche rapidement du point d’exploitation maximal de la biosphère. Avec l’augmentation de la population et de notre appétit, l’approvisionnement en ressources alimentaires est de moins en moins assuré, les réserves d’énergie propres s’épuisent, les eaux douces s’évaporent, l’atmosphère est de moins en moins capable d’absorber nos émissions et l’espace que peuvent occuper les populations humaines et l’habitat du monde vivant se fait rare. Devant cet état de choses, certains se demandent si la biosphère peut suffire au maintien d’un nombre toujours plus grand de troupeaux d’animaux d’élevage, et notamment de ruminants. Dans cette analyse, j’ai voulu examiner la place de ces animaux dans un monde asphyxié à plus d’un égard. Pour aborder cette question, je pose comme hypothèse que c’est du point de vue « des terres », au sens large de l’expression, qu’il est le plus indiqué d’examiner la place qu’occupent les animaux d’élevage. Les animaux d’élevage ont été mis en cause dans un grand nombre de phénomènes préjudiciables : changement de l’occupation des sols, utilisation excessive d’eau, excrétion d’éléments nutritifs, utilisation d’énergies fossiles, compétition pour les ressources alimentaires et émissions de gaz à effet de serre. Par contre, les animaux d’élevage présentent de nombreux avantages : production d’aliments à partir de matières non comestibles pour l’être humain, préservation de services écologiques, influence favorisant la croissance des plantes vivaces dans les terres cultivées, recyclage des éléments nutritifs des végétaux et avantages sociaux. Les animaux d’élevage peuvent donc à la fois être des facteurs de stress et avoir une influence bénéfique sur les terres; les chercheurs devraient donc s’intéresser surtout aux moyens de faire en sorte qu’au bout du compte, les avantages l’emportent sur les inconvénients. À cette fin, je propose de répondre à sept questions dans une démarche orientée sur les « systèmes », le « lieu » le « moment » et la « collectivité », essentiellement pour stimuler la réflexion : Comment convient-il le mieux d’aborder l’étude des systèmes en tant qu’entités? Comment mieux adapter les systèmes aux conditions locales des terres? Comment déterminer les conséquences à long terme? Comment mesurer les progrès réalisés? Comment décider de l’opportunité des différents compromis? Comment mobiliser la société? De quoi auront l’air (ou devrait avoir l’air) les systèmes de productions animales de nos descendants? Les êtres humains et les animaux qu’ils élèvent sont si étroitement interreliés que la symbiose qui les unit ne risque pas de disparaître de sitôt. Les animaux d’élevage procurent de nombreux avantages aux populations humaines et, souvent, leur place dans les écosystèmes peut être justifiée sur le plan écologique. Il ne s’ensuit pas pour autant que tous les systèmes de production animale sont avantageux ou toujours adaptés. Dans les prochaines décennies, les chercheurs, de concert avec les gens du milieu des productions animales, les consommateurs et les décideurs devront faire preuve de créativité, de discernement et de courage pour imaginer de nouvelles façons d’intégrer les animaux d’élevage dans nos écosystèmes, non seulement pour limiter autant que possible les effets défavorables des productions animales, mais aussi pour rendre notre monde plus vert.

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