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Phosphorus and nitrogen in runoff after phosphorus- or nitrogen-based manure applications.

Miller, J.J., Chanasyk, D.S., Curtis, T.W., et Olson, B.M. (2011). « Phosphorus and nitrogen in runoff after phosphorus- or nitrogen-based manure applications. », Journal of Environmental Quality, 40(3), p. 949-958. doi : 10.2134/jeq2010.0279  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

L’épandage de fumier de bovins de boucherie (Bos taurus) fondé sur les besoins en azote (N) des cultures a entraîné l’augmentation de la teneur en phosphore (P) des sols de surface, et le ruissellement provenant de ces sols agricoles peut contribuer à l’eutrophisation des eaux de surface. Les auteurs ont réalisé une étude sur le terrain de trois ans (de 2005 à 2007) sur un sol loameux utilisé pour la culture non irriguée d’orge (Hordeum vulgare) à Lethbridge, dans le sud de l’Alberta (Canada), pour évaluer les effets de l’épandage annuel et triennal de fumier de parc d’engraissement fondé sur le P, et de l’épandage annuel fondé sur le N, sur la teneur en P et en N des eaux de ruissellement. Le fumier a été épandu et incorporé au sol au printemps, et il y avait une parcelle témoin non amendée. Un simulateur de pluie portatif a été utilisé pour produire le ruissellement au printemps de chaque année après l’incorporation du fumier, et le ruissellement a été analysé en ce qui concerne le P total, le P dissous total, le total de particules de P, le P réactif dissous, le N total, le N dissous total, le total de particules de N, le NO3-N et le NH4-N. L’épandage annuel ou triennal fondé sur le P a mené à des réductions (de 50 % à 94 %) significatives (p ≤ 0,05) des concentrations/charges des fractions de P dissous dans le ruissellement au cours de certaines années comparativement à l’épandage annuel fondé sur le N, et ces réductions étaient associées à des taux moins élevés d’épandage annuel de P. Par exemple, les concentrations moyennes de P réactif dissous en 2006 et 2007 étaient significativement plus faibles pour l’épandage annuel fondé sur le P (de 0,12 mg L-1 à 0,20 mg L-1) que pour l’épandage annuel fondé sur le N (de 0,24 mg L-1 à 0,48 mg L-1), et les valeurs moyennes étaient significativement plus faibles pour l’épandage triennal fondé sur le P (de 0,06 mg L-1 à 0,13 mg L-1) que pour l’épandage annuel fondé sur le N. Par contre, d’autres fractions de P dans le ruissellement n’ont pas été touchées par l’épandage annuel fondé sur le P. Les résultats indiquent que l’épandage annuel fondé sur le P ne présente aucun avantage sur le plan de l’environnement par rapport à l’épandage triennal fondé sur le P en ce qui concerne la teneur en P et en N du ruissellement. Les concentrations et les charges similaires de fractions de N mesurées dans le ruissellement associé à l’épandage fondé sur le P et le N indiquent que le fait d’adopter un épandage fondé sur le P n’aurait pas d’effet significatif sur la teneur en N du ruissellement.

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