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Mitigation of greenhouse gas emissions from beef production in western Canada - Evaluation using farm-based life cycle assessment

Beauchemin, K.A., Janzen, H.H., McAllister, T.A., et McGinn, S.M. (2011). « Mitigation of greenhouse gas emissions from beef production in western Canada - Evaluation using farm-based life cycle assessment. », Animal Feed Science and Technology, 166-167, p. 663-677. doi : 10.1016/j.anifeedsci.2011.04.047  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Un grand nombre de stratégies d’atténuation sont proposées pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) produites par les ruminants, nombre de ces stratégies visant à réduire les émissions de CH4 entérique. Avant de mettre en œuvre ces stratégies, il s’avère essentiel d’évaluer leur impact net sur les émissions totales de GES à la ferme. Par conséquent, une analyse du cycle de vie a été effectuée à l’aide de HOLOS (un modèle d’exploitation agricole intégré basé sur la méthodologie du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat adaptée aux conditions canadiennes, qui tient compte de toutes les émissions significatives de CH4, de N2O et de CO2 produites à la ferme) afin d’établir l’intensité des émissions totales de GES à la ferme pour la production bovine, dans l’ouest du Canada (scénario de référence), en fonction de diverses stratégies d’atténuation. Ces stratégies ont été appliquées au scénario de référence, et leurs impacts sur l’intensité des émissions de GES ont été évalués. Parmi les stratégies d’atténuation, on retrouve les modifications du régime alimentaire visant à réduire les émissions de CH4 (modification des quantités de fourrage utilisées, enrichissement en lipides polyinsaturés, utilisation de drèches sèches de distillerie provenant du maïs, amélioration de la qualité des fourrages) et l’amélioration de l’élevage (ce qui signifie une longévité prolongée des animaux reproducteurs et une meilleure performance de reproduction du cheptel). La ferme simulée consistait en un établissement de production de bovins de boucherie comprenant 120 vaches et quatre taureaux, et leurs descendants, élevés dans un parc d’engraissement. L’exploitation agricole comprenait aussi des terres cultivées et des pâturages de prairies indigènes, fournissant l’alimentation requise par le cheptel. L’analyse du cycle de vie a été menée sur une période de huit ans de manière à rendre entièrement compte (c’est-à-dire pour toute la durée de vie utile) des émissions de GES attribuables aux animaux reproducteurs ainsi qu’à leurs descendants abattus pour la viande. Selon le scénario de référence, l’intensité des émissions de GES attribuables à la production bovine est estimée à 22 kg d’équivalent CO2 par kilo de carcasses, le système naissage-élevage représentant près de 80 % des émissions de GES et le parc d’engraissement, 20 %. Les émissions de CH4 entérique représentaient 63 % des émissions totales. Les stratégies appliquées individuellement au troupeau vaches‑veaux ont réduit l’intensité totale des GES à la ferme d’une proportion allant jusqu’à 8 % avec une réduction totale possible de 17 % en combinant diverses stratégies. À titre de comparaison, les stratégies appliquées au parc d’engraissement n’ont eu qu’un petit impact sur les émissions de GES, réduisant l’intensité totale des GES de moins de 2 % si elles étaient appliquées individuellement et de 3‑4 % si elles étaient combinées. Même si le système de production bovine nord‑américain est déjà hautement efficace, plusieurs stratégies d’atténuation pourraient être mises en œuvre pour réduire encore plus les émissions de GES associées à la production bovine, une réduction totale d’environ 20% pouvant être atteinte si de multiples stratégies sont appliquées au troupeau de vaches et au parc d’engraissement. Toutefois, ce sont les stratégies d’atténuation visant à réduire les émissions de CH4 entérique produites par le troupeau reproducteur qui permettent de réduire le plus les émissions de GES. Lorsque les prairies du scénario de référence sont nouvellement ensemencées sur des terres ayant déjà été cultivées, le gain en matière de piégeage du C dans le sol fait amplement contrepoids à toutes les émissions de GES, transformant le système de production bovine d’un émetteur net en un puits net de C. Même si de telles estimations du gain en matière de piégeage du C dans le sol présentent une incertitude, ce scénario montre que le bilan net des GES associé à un système de production bovine est fortement touché par la dynamique du C dans le territoire associé, ce qui souligne l’importance de tenir compte de cette dynamique lorsqu’on évalue les possibilités d’atténuation.

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