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Can enteric methane emissions from ruminants be lowered without lowering their production?

Grainger, C. et Beauchemin, K.A. (2011). « Can enteric methane emissions from ruminants be lowered without lowering their production? », Animal Feed Science and Technology, 166-167, p. 308-320. doi : 10.1016/j.anifeedsci.2011.04.021  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Le méthane produit par les ruminants d’élevage contribue aux émissions totales de gaz à effet de serre d’origine anthropique sur la planète. Nous avons examiné les stratégies alimentaires et d’élevage les plus prometteuses pour réduire les émissions de CH4 des ruminants ainsi que leurs effets possibles sur les productions animales. L’ajout de matières grasses à la ration est la stratégie alimentaire la plus prometteuse, mais son effet sur la production laitière et la composition du lait est complexe et diffère selon la ration utilisée. L’effet est également différent selon le stade de la lactation, le degré de saturation des matières grasses ajoutées à la ration, la quantité de matières grasses ajoutée, ainsi que la teneur en gras et la composition de la ration de base. Pour examiner les effets que l’ajout de matières grasses à la ration produit sur les émissions de CH4, nous avons fait la méta‑analyse des résultats de 27 études. Dans le cas des rations dont la teneur en matières grasses est égale ou inférieure à 130 g gras/kg de matière sèche, une relation linéaire a été mise en évidence entre la teneur totale en matières grasses de la ration et la production de CH4 (g/kg de matière sèche consommée). La reprise de l’analyse en limitant les rations à une plage de valeurs applicables en pratique inférieures à 80 g de matières grasses/kg de matière sèche a révélé une différence (P < 0,001) entre les bovins (bovins laitiers et bovins de boucherie) et les ovins, au point de vue du changement de la production de CH4 observé en réaction à l’ajout de matières grasses à la ration. Chez les bovins, une augmentation de l’apport alimentaire de matières grasses de 10 g/kg a entraîné une baisse de production de CH4 de 1 g/kg de matière sèche consommée, mais, chez les ovins, la baisse a atteint 2,6 g/kg, même si, dans leur cas, la relation était moins précise, les données étant moins nombreuses (n = 59 pour les bovins et n = 17 pour les ovins). Aux valeurs d’apport en matières grasses applicables en pratique, la relation entre la concentration de matières grasses dans la ration et la production de CH4 n’a pas été changée par la forme des matières grasses ajoutées (huile ou graines), les principaux acides gras composant les matières grasses ajoutées (C12:0 et C:14, C18:1, C18:2 et C18:3), ou la source des matières grasses (canola, noix de coco, acides gras, graines de lin, soja, tournesol, ration de base sans matières grasses ajoutées). Des données indiquaient aussi la persistance de la réduction des émissions de CH4 avec l’ajout de matières grasses à la ration. On a aussi fait le point sur d’autres stratégies alimentaires comme l’utilisation de rations à teneur accrue en amidon, de monensin, d’enzymes exogènes et d’additifs alimentaires microbiens. Il est également question de travaux récemment réalisés sur les systèmes de production laitière et les systèmes de production de bovins de boucherie où l’on a étudié les effets de stratégies de gestion sur les émissions de CH4 et les productions animales (lait et boeuf) au moyen de modèles et d’évaluation du cycle biologique. Notre examen montre que certaines mesures peuvent être prises, en matière alimentaire et de gestion de l’élevage, pour réduire les émissions de CH4 des bovins de boucherie et des bovins laitiers sans réduire leur production.

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