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Differing effects of 2 active dried yeast (Saccharomyces cerevisiae) strains on ruminal acidosis and methane production in nonlactating dairy cows

Chung, Y.-H., Walker, N.D., McGinn, S.M., et Beauchemin, K.A. (2011). « Differing effects of 2 active dried yeast (Saccharomyces cerevisiae) strains on ruminal acidosis and methane production in nonlactating dairy cows. », Journal of Dairy Science (JDS), 94(5), p. 2431-2439. doi : 10.3168/jds.2010-3277  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Nous avons étudié chez 15 vaches Holstein non lactantes pourvues d’une canule ruminale les effets de deux souches de Saccharomyces cerevisiae administrées sous la forme de levures sèches actives, sur le pH ruminal ainsi que sur la fermentation ruminale et les émissions de méthane (CH4 entérique. Les vaches ont été groupées en fonction de la durée totale (h) de la période pendant laquelle leur pH ruminal est demeuré sous 5,8 au cours d’une période pré-expérimentale de 6 jours. Dans chacun des groupes, le traitement administré aux vaches a été déterminé au hasard : témoins (aucune levure), souche de levure 1 (Levucell SC), ou souche de levure 2 (nouvelle souche améliorant la dégradation des fibres in vitro); pour les deux souches de levure (Lallemand Animal Nutrition, Montréal [QC], Canada) nous avons administré 1 × 10 ufc/vache par jour. Les vaches recevaient un repas par jour consistant en une ration totale mélangée composée de fourrage et de concentré (50/50, en fonction de la matière sèche). Les souches de levure ont été administrées par la canule ruminale chaque jour, au moment du repas. Durant l’expérience de 35 jours, nous avons mesuré le pH ruminal en continu pendant 7 jours (du jour 22 au jour 28) au moyen d’un dispositif à demeure, et nous avons mesuré la production de CH4 pendant 4 jours (du jour 32 au jour 35) au moyen de la technique à l’hexafluorure de soufre (contention au moyen d’un licol et d’un joug). Aux jours 22 et 26, nous avons échantillonné le contenu ruminal 0, 3 et 6 h après le repas. Nous avons constaté que la consommation de matière sèche, le poids et la digestibilité apparente des nutriments dans la totalité du tube digestif n’ont pas été changés par l’administration des levures. La souche 2 a fait baisser le pH ruminal minimum moyen quotidien (5,35 par comparaison à 5,65 ou 5,66), la moyenne (5,98 par comparaison à 6,24 ou 6,34) et le pH ruminal maximum (6,71 par comparaison à 6,86 ou 6,86) et a prolongé la période de temps durant laquelle le pH ruminal est demeuré sous 5,8 (7,5 h/j par comparaison à 3,3 ou 1,0 h/j), par comparaison aux témoins et aux vaches recevant la souche 1, respectivement. Par comparaison aux vaches ne recevant pas de levure ou recevant la souche 1, nous avons constaté que, dans le liquide ruminal des vaches recevant la souche 2, la proportion molaire d’acétate était moins élevée, tandis que la proportion de propionate était plus élevée. Toutefois, la production de CH4 entérique, après ajustement en fonction de la consommation de matière sèche ou d’énergie brute, n’était pas différente chez les vaches ayant reçu l’une ou l’autre des levures par comparaison aux témoins, mais elle tendait à être inférieure de 10 % lorsque les vaches ayant reçu la souche 2 étaient comparées à celles ayant reçu la souche 1. Ces travaux montrent que différentes souches de S. cerevisiae administrées sous la forme de levure séchée active ne modifient pas toutes au même degré la fermentation ruminale chez les vaches laitières non lactantes. Comme la souche 2 a eu tendance (par comparaison à la souche 1) à abaisser les émissions de CH4, mais en faisant augmenter le risque d’acidose, il serait plus prudent d’en étudier les effets chez des bovins recevant une ration riche en fourrage, ce type de ration se caractérisant par un faible risque d’acidose mais avec des émissions de CH4 importantes.

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