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Effect of the prolactin-release inhibitor quinagolide on lactating dairy cows

Lacasse, P., Lollivier, V., Bruckmaier, R.M., Boisclair, Y.R., Wagner, G.F., et Boutinaud, M. (2011). « Effect of the prolactin-release inhibitor quinagolide on lactating dairy cows. », Journal of Dairy Science (JDS), 94(3), p. 1302-1309. doi : 10.3168/jds.2010-3649  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Chez la plupart des mammifères, la prolactine (PRL) est essentielle au maintien de la lactation. Malgré tout, chez des vaches et des chèvres dont la lactation est établie, l’inhibition à court terme de la PRL par administration de bromocriptine a des effets inégaux sur le rendement en lait. Pour évaluer l’effet de l’inhibition à long terme de la libération de PRL chez la vache laitière en lactation, nous avons traité, pendant 9 semaines, 5 vaches Holstein en début de lactation en leur administrant une injection intramusculaire quotidienne de 1 mg de quinagolide, un inhibiteur de la libération de la PRL. Les sujets témoins (4 vaches) n’ont reçu que le véhicule (eau). Les dernières semaines du traitement, nous avons trait 2 quartiers du pis une fois par jour, les 2 autres étant traits deux fois par jour. Nous avons prélevé des échantillons de sang au moment de la traite, les semaines −1, 1, 4 et 8. Les injections quotidiennes de quinagolide ont réduit la libération de PRL provoquée par la lactation, mais n’ont pas abaissé la concentration de base de PRL. Le quinagolide a entraîné une baisse plus rapide de la production de lait, laquelle était inférieure d’environ 5,3 kg/jour chez les vaches traitées durant les 4 dernières semaines du traitement. Durant la semaine 9, l’inhibition de la production de lait par le quinagolide s’est maintenue dans les quartiers du pis traits 2 fois par jour, mais non dans ceux qui étaient traits 1 fois par jour. Une corrélation significative a été établie entre la production de lait et la quantité de PRL libérée à la traite. Le quinagolide n’a pas influé sur la libération d’oxytocine à la traite. La concentration sérique de facteur de croissance analogue à l’insuline-I n’a pas été changée par le traitement et n’était pas en corrélation avec la production de lait. Les concentrations sériques de leptine et de stanniocalcine, une hormone calciotrope, n’ont pas été changées par le traitement. En conclusion, l’administration chronique de quinagolide pour inhiber la libération de PRL entraîne la baisse de la production de lait chez les vaches laitières. Cet effet découle probablement de la diminution de la libération de PRL due à la traite et est modulé au niveau de la glande mammaire, par la fréquence de traite.

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