Sélection de la langue

Recherche

Bioavailability of Dietary Polyphenols and the Cardiovascular Diseases.

Shivashankara, K.S. et Acharya, S.N. (2010). « Bioavailability of Dietary Polyphenols and the Cardiovascular Diseases. », Open Nutraceuticals Journal, 3, p. 227-241.

Résumé

Les études épidémiologiques indiquent qu’une plus grande consommation de fruits et de légumes peut réduire le risque de nombreuses maladies dégénératives telles que le cancer, les maladies cardiovasculaires, les cataractes, etc. Cette caractéristique est principalement attribuée à la consommation de polyphénols alimentaires comme ceux présents dans les régimes méditerranéens. Cependant, la biodisponibilité des polyphénols est faible en raison d’une mauvaise absorption dans le tube digestif, l’intestin et le côlon; celle-ci varie selon le type de composés, la structure chimique, la matrice alimentaire, l’étendue de la conjugaison et la microflore intestinale de chaque individu. Règle générale, les flavonoïdes, les aglycones et les composés purs sont mieux absorbés que les glycosides. Quelques études sur l’absorption des isoflavones ont montré que la diversité de la microflore intestinale contribue grandement à la variabilité dans l’absorption des polyphénols. Parmi les polyphénols, les isoflavones sont ceux qui présentent la plus grande biodisponibilité, suivies des acides phénoliques, des flavanols, des flavanones et des flavonols, tandis que les anthocyanines et les proanthocyanides présentent la biodisponibilité la plus faible. Beaucoup d’études chez les humains et les animaux ont révélé que les polyphénols alimentaires réduisent le risque de maladies cardiovasculaires grâce à leurs propriétés antiplaquettaires ainsi que par l’inhibition de l’oxydation des LDL et la facilitation de la vasodilatation. Néanmoins, la relation est faible entre la concentration plasmatique des polyphénols et leurs effets cardioprotecteurs in vivo. Il faut évidemment plus d’études avec des méthodes avancées pour comprendre le rôle des polyphénols dans la réduction des risques de maladies dégénératives. Pour obtenir in vivo les résultats atteints in vitro, il faut augmenter considérablement la biodisponibilité des polyphénols alimentaires. Pour ce faire, on peut, entre autres, étudier les méthodes de préparation des aliments qui augmentent la biodisponibilité de ces composés à l’aide de différents additifs, modes de cuisson, enzymes et microorganismes. Il semble que les microorganismes jouent un rôle important dans l’augmentation de la biodisponibilité des polyphénols en supprimant la conjugaison et en brisant les polyphénols en phénols plus simples qui peuvent être absorbés. Nous croyons que plus de bactéries et de champignons devraient être utilisés dans la préparation des aliments pour augmenter la biodisponibilité des polyphénols, comme les levures sont utilisées dans la fabrication du pain et du vin; les bactéries lactiques dans la fermentation des idlis, des dosas et du lait caillé; et les souches de Bacillus dans la fermentation des produits de soja. Les aliments traités par des enzymes ou digérés par des microorganismes pourraient constituer l’avenir de l’industrie alimentaire. Cet article a été rédigé dans le but d’appuyer le combat mené par le Dr R. B. Singh pour prévenir les maladies cardiovasculaires par le régime alimentaire ainsi que dans le but de discuter en détail des points cités plus haut.

Signaler un problème sur cette page
Veuillez cocher toutes les réponses pertinentes :
Date de modification :