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Liens entre les paramètres du sol et l’eau souterraine dans certains tchernozioms brun foncé du sud de l’Alberta.

Miller, J.J. et Chanasyk, D.S. (2010). « Liens entre les paramètres du sol et l’eau souterraine dans certains tchernozioms brun foncé du sud de l’Alberta. », Canadian Journal of Soil Science, 90(4), p. 597-610. doi : 10.4141/CJSS09062  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

On possède relativement peu d’informations sur les propriétés du sol et leurs relations avec l’eau souterraine dans les terrains morainiques ondulés de la zone des sols brun foncé de l’Ouest canadien. Les auteurs ont procédé à une étude sur le terrain de quatre ans (1985-1988) dans le sud de l’Alberta, dans l’espoir de préciser ces liens pour quelques tchernozioms brun foncé. à cette fin, ils ont établi la morphologie du sol, les propriétés physiques et chimiques de l’horizon, le flux d’eau dans la partie saturée du sol et la concentration de tritium dans la couche d’eau souterraine peu profonde à neuf sites. Trois tchernozioms brun foncé orthiques se trouvaient dans la zone de réalimentation, avec une nappe phréatique ≥1,81 m, signe qu’il y avait constante lixiviation des carbonates des horizons B vers les eaux plus profondes. Les trois autres sols orthiques se situaient dans la zone d’émergence et il se peut qu’ils se soient développés en raison d’une nappe phréatique plus profonde (≥2,60 m). Dans ces trois sols, la forte concentration de Na hydrosoluble laisse croire à l’incidence sodée d’une nappe phréatique plus haute lors d’un passé récent. Les deux tchernozioms calcaire brun foncé et le tchernoziom calcaire salin brun foncé se trouvaient dans la zone de réalimentation de la nappe. Le premier sol calcaire était situé plus bas et se caractérisait par une nappe phréatique peu profonde (0,84-2,02 m), ce qui laisse supposer que les carbonates ont migré de cette dernière, vers le haut, jusqu’à l’horizon Cca. Le second sol calcaire, situé plus haut, profitait d’une nappe phréatique plus profonde (>6,62 m), de sorte que les carbonates avaient migré vers le bas avant de précipiter dans l’horizon Cca. Le tchernoziom calcaire salin se trouvait dans la zone de réalimentation et la profonde nappe phréatique (4-9 m) indiquait que la salinisation était sans doute survenue dans le passé. L’écoulement de l’eau souterraine durant la période à l’étude ne pourrait à lui seul expliquer la genèse de certains sols dans la région examinée. On en conclut que des facteurs antérieurs, liés à l’eau souterraine, au climat et à l’environnement doivent être pris en compte lorsqu’on s’efforce d’expliquer la genèse de certains sols résiduels.

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