Sélection de la langue

Recherche

New approaches for the study of osmotic stress induced by polyethylene glycol (PEG) in cereal species

Comeau, A., Nodichao, L., Collin, J., Baum, M., Samsatly, J., Hamidou, D., Langevin, F., Laroche, A., et Picard, E. (2010). « New approaches for the study of osmotic stress induced by polyethylene glycol (PEG) in cereal species. », Cereal Research Communications, 38(4), p. 471-481. doi : 10.1556/CRC.38.2010.4.3  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Les articles scientifiques confirment que l’utilisation de polyéthylèneglycol (PEG) comme agent osmotique pour simuler les effets de la sécheresse sur des plantes pose certaines difficultés, en raison des effets toxiques du PEG et des cas fréquents de contamination. Nous avons mis au point deux nouvelles méthodes permettant de pallier ces difficultés : l’une consiste à utiliser un radeau recouvert d’une membrane pour empêcher le PEG de pénétrer dans les racines; l’autre consiste à utiliser du PEG solidifié. Nous avons essayé la méthode du radeau avec du maïs, du blé hexaploïde, du blé tétraploïde, du seigle, du triticale, de l’avoine, de l’orge et de l’Agrotricum, et la méthode du PEG solidifié avec du maïs, du blé hexaploïde, du blé tétraploïde, de l’orge, du sorgho et du millet perlé. Les différentes espèces ont réagi différemment au stress osmotique induit par le PEG. Le maïs a affiché la plus grande sensibilité au stress osmotique, ce qui concorde avec le fait que la sève du maïs possède le potentiel osmotique le plus faible (caractère constitutif des semis de maïs). Chez le maïs, le stress osmotique s’est traduit par un très faible allongement du coléoptile, en particulier au niveau de stress le plus élevé (32 % de PEG). Une réponse analogue a été observée au champ en période de sécheresse, notamment dans le Sahel. Toutes les autres céréales étudiées se sont avérées plus résistantes au stress osmotique que le maïs. Le blé hexaploïde, le blé tétraploïde, le triticale et l’Agrotricum conservaient leur capacité de produire des racines en dépit d’un stress osmotique élevé, mais les racines étaient nettement plus courtes chez les sujets exposés au niveau de stress le plus élevé. L’orge conservait la même capacité de produire des racines que les autres céréales mais produisait davantage de biomasse aérienne, de racines séminales et de ramifications. En outre, chez l’orge, la pilosité couvrait une plus grande partie de la surface des racines, et les poils étaient plus longs. Ces caractères adaptatifs expliquent probablement en partie le fait que l’orge soit si bien adapté aux conditions sèches des régions méditerranéennes. Les résultats préliminaires des essais avec le PEG solidifié révèlent également, à la comparaison des différentes espèces, l’existence d’un lien entre la résistance à la sécheresse de l’espèce et sa réponse au stress osmotique. Les espèces adaptées aux climats chauds, notamment le millet perlé et le sorgho, réagissent au stress osmotique en produisant peu de racines séminales mais en affichant un gravitropisme accentué. La facilité d’utilisation du PEG solidifié rend cette méthode prometteuse pour les essais à plus grande échelle. Le PEG solidifié pourrait également trouver des applications en recherche dans d’autres domaines que la production céréalière.

Signaler un problème sur cette page
Veuillez cocher toutes les réponses pertinentes :
Date de modification :