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Impact of agonistic interactions on feeding behaviours when beef heifers are fed in a competitive feeding environment

Zobel, G., Schwartzkopf-Genswein, K.S.G., Genswein, B.M.A., et von Keyserlingk, M.A.G. (2011). « Impact of agonistic interactions on feeding behaviours when beef heifers are fed in a competitive feeding environment. », Livestock Science, 137(1-3), p. 1-9. doi : 10.1016/j.livsci.2010.09.022  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Généralement, dans les systèmes de production intensive, on observe un certain degré de compétition entre les animaux pour des ressources comme la nourriture. Ainsi, dans bien des cas, les animaux sont obligés de se faire une compétition active pour avoir accès à la nourriture. Dans l’étude présentée ici, nous avons examiné la relation entre la compétition et le comportement alimentaire et décrit la variabilité de cette relation chez les génisses de race bouchère dans des conditions de forte compétition. Nous nous attendions à des variations entre les modes de compétition des génisses pour l’accès à la nourriture. Parmi les génisses ayant des interactions agonistiques, celles qui avaient le dessus se nourrissaient plus longtemps et moins vite. Nous avons réparti au hasard 45 génisses de boucherie de races croisées (Hereford, Charolais et Angus) (520,5 ± 32 kg) dans 3 enclos de 15 animaux chacun. Chaque enclos était équipé de 2 mangeoires avec dispositif à radiofréquence permettant de surveiller la consommation individuelle de matière sèche (kg), la fréquence des visites aux mangeoires (nombre de visites), la durée des visites aux mangeoires (min) et la vitesse d’alimentation (g/min) des génisses; les données recueillies sur le comportement alimentaire ont été regroupées dans une synthèse préparée pour chaque heure. Tous les comportements agonistiques permettant à un animal d’avoir accès ou de rester à une mangeoire ont été enregistrés de 9 h à 22 h, pendant 3 jours, et une synthèse a été préparée pour chaque heure. Pour l’ensemble des 3 groupes, une relation positive a été mise en évidence entre le nombre d’interactions agonistiques fructueuses et la consommation de matière sèche (y = 0,028x + 0,557, R2 = 0,26, P < 0,003), la durée des visites aux mangeoires (y = 0,44x + 1,30, R2 = 0,45, P < 0,001) et la fréquence des visites aux mangeoires (y = 0,30x + 1,95, R2 = 0,49, P < 0,001). À l’exception de la durée et du nombre d’interactions agonistiques fructueuses à midi, la force des relations est demeurée assez constante toute la journée. La force des relations entre le nombre d’interactions agonistiques fructueuses et les comportements alimentaires variait d’une génisse à l’autre. Les résultats de ces travaux laissent penser que les génisses de race bouchère engraissées dans des conditions de compétition réussissent à avoir accès à la nourriture en adoptant un comportement agonistique; toutefois, la force de la relation entre la compétition et le comportement alimentaire varie d’un animal à l’autre dans un même groupe. Les différences entre animaux pourraient nous permettre de comprendre comment ceux qui sont le moins susceptibles d’adopter un comportement de compétition pour avoir accès à la nourriture s’adaptent à un milieu de forte compétition.

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