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Les phosphates d’inositol dans le sol et le fumier: abondance, cycle et dosage.

Cade-Menun, B.J., Carter, M.R., James, D.C., et Liu, C.W. (2010). « Les phosphates d’inositol dans le sol et le fumier: abondance, cycle et dosage. », Journal of Environmental Quality, 39(5), p. 1647-1656. doi : 10.2134/jeq2009.0491  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Dans bon nombre de régions, le travail de conservation du sol a remplacé les méthodes classiques de travail du sol dans le but de réduire l’érosion, d’améliorer la conservation de l’eau et d’accroître la teneur en matière organique du sol. Toutefois, le travail du sol peut avoir des effets marqués sur les propriétés du sol, plus particulièrement sur la redistribution ou la stratification des éléments nutritifs dans le profil du sol. La présente étude à long terme visait à examiner les formes et les concentrations de phosphore (P) dans le sol, en comparant le travail de conservation du sol (semis direct, « culture sans travail du sol ») et le travail du sol classique (labour à la charrue à versoirs jusqu’à une profondeur de 20 cm, « travail du sol ») sur un limon sableux fin (podzol humo-ferrique d’orthite) à l’Île du Prince Édouard (Canada). Aucune différence significative en matière de concentrations de carbone (C) total, d’azote (N) total, de P total ni de P organique total n’a été détectée entre les systèmes de travail du sol, à aucune profondeur dans la plage de profondeurs de 0 à 60 cm utilisée aux fins de l’analyse. Cependant, l’analyse par spectroscopie de résonance magnétique nucléaire du phosphore-31 a révélé des différences de formes de P dans la couche labourée. Plus particulièrement, la concentration d’orthophosphate était beaucoup plus élevée sans travail du sol qu’avec un travail du sol de 5 à 10 cm, mais l’inverse était aussi vrai entre 10 et 20 cm. La teneur en P extractible par la méthode Mehlich-3 était également beaucoup plus élevée sans travail du sol entre 5 et 10 cm et avec travail du sol entre 20 et 30 cm. Cette stratification du P semble être causée par l’absence de mélange de l’engrais utilisé sans travail du sol, puisque les mêmes tendances ont été observées pour le pH et le Ca extractible par la méthode Mehlich-3 (beaucoup plus élevé avec travail du sol entre 20 et 30 cm), ce qui reflète le mélange de chaux épandue. Le taux de saturation du P était considérablement plus élevé sans travail du sol entre 0 et 5 cm, et dépassait les limites recommandées, ce qui laisse penser que la stratification du P, sans travail du sol, avait accru les risques de perte de P dans le ruissellement provenant de ces sites.

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