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Distribution et abondance d’une mauvaise herbe allergène, la petite herbe à poux (Ambrosia artemisiifolia L.), en milieu rural dans la sud de Québec, Canada.

Simard, M.-J. et Benoît, D.-L. (2010). « Distribution et abondance d’une mauvaise herbe allergène, la petite herbe à poux (Ambrosia artemisiifolia L.), en milieu rural dans la sud de Québec, Canada. », Canadian Journal of Plant Science, 90(4), p. 549-557. doi : 10.4141/CJPS09174  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La petite herbe à poux (Ambrosia artemisiifolia L.) est une mauvaise herbe commune des milieux urbains et ruraux de l’Est du Canada. Dans les endroits où l’espèce est abondante son pollen, dispersé par le vent, est responsable de la plupart des cas de rhinite allergique ou « rhume des foins » en août et septembre. Malgré son impact important sur la santé, il existe peu d’information concernant l’abondance et la répartition actuelle de l’herbe à poux en milieu rural. Des inventaires d’herbe à poux ont donc été entrepris en juillet et août (après l’application d’herbicide) dans des champs de maïs et de soya, dans les bordures de ces champs et sur les bords des routes entourant deux villes du sud du Québec. Selon des modèles de régression de Poisson à inflation nulle, la densité moyenne de l’herbe à poux le long des bords de routes était de 4.1 (zone de Saint-Jean-sur-Richelieu) et 16.1 (zone de Salaberry-de-Valleyfield) plants m-2. La densité de l’herbe à poux était plus faible dans les bordures de champs (1.3 plants m-2) et dans les champs, que le long des routes. Les champs labourés et les champs où le travail du sol était réduit avaient des densités équivalentes d’herbe à poux. L’abondance d’herbe à poux dans les champs était vraisemblablement reliée à l’efficacité du traitement herbicide. Les champs de maïs transgénique résistants à l’herbicide avaient des densités plus élevées que les champs conventionnels (0.44 vs. 0.07 plants m-2), alors que les champs de soya résistants à l’herbicide avaient moins d’herbe à poux que les conventionnels (0.02 vs. 1.33 plants m-2). Une légère augmentation du nombre de plants d’herbe à poux en bordure de champ était associée à la proximité d’une route alors que la densité de l’herbe à poux le long de la route ne dépendait pas de la proximité d’une entrée de champ. Ceci suggère que les bords de route sont actuellement les foyers potentiels de propagation dans les champs plus que l’inverse. Des travaux permettant d’évaluer la production et la dispersion de pollen des populations rurales d’herbe à poux seraient nécessaires.

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