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Biocontained carcass composting for control of infectious disease outbreak in livestock.

Reuter, T.R., Xu, W., Alexander, T.W., Gilroyed, B.H., Inglis, G.D., Larney, F.J., Stanford, K.I.M., et McAllister, T.A. (2010). « Biocontained carcass composting for control of infectious disease outbreak in livestock. », Journal of Visualized Experiments (JoVE), 39(Article No. e1946). doi : 10.3791/1946  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Les systèmes d’élevage intensif du bétail sont particulièrement vulnérables aux éclosions naturelles ou délibérées (bioterrorisme) de maladies infectieuses. Loger un nombre élevé d’animaux dans un endroit restreint favorise la propagation rapide, au sein du troupeau, de la plupart des agents infectieux. Le confinement rapide est un facteur déterminant pour la maîtrise de toute éclosion d’une maladie infectieuse et, par conséquent, on a souvent recours à l’abattage intégral pour prévenir la propagation d’un agent pathogène dans la population d’animaux élargie. Dans une telle situation, le grand nombre de carcasses ainsi que le fumier contaminé générés doivent être rapidement éliminés. Le compostage est une méthode d’intervention rapide convenant à l’élimination des carcasses infectées ainsi qu’à celle du fumier et du sol qui pourraient contenir des agents infectieux. Nous avons élaboré une procédure de bioconfinement pour le compostage des carcasses, puis nous avons testé son efficacité quant à la dégradation des tissus et à la désactivation microbienne. Nous avons utilisé des matériaux disponibles à l’exploitation ou vendus dans des magasins de fournitures agricoles locaux de manière à ce que le système puisse être mis en place sur le site de l’éclosion de la maladie. Dans la présente étude, les températures ont dépassé 55 degrés C pendant plus d’un mois et les agents infectieux se trouvant dans les carcasses des bovins de boucherie et le fumier ont été inactivés en 14 jours de compostage. Après 147 jours, les carcasses étaient presque complètement décomposées. Les quelques longs os restants ont été décomposés encore plus à l’aide d’un cycle de compostage additionnel en andains ouverts et le compost mature final s’est révélé acceptable pour l’épandage sur les terres. Des structures de compostage (dimensions finales de 25 × 5 × 2,4 m [L × l × h]) ont été construites, en double, avec des balles de paille d’orge, puis elles ont été doublées de films d’ensilage noirs et épais en plastique. Dans chacun des silos, nous avons placé de la paille en vrac, les carcasses et le fumier, le tout pesant approximativement 95 000 kg. Nous avons placé de la paille d’orge en vrac de manière à former une couche de base de 40 cm sur laquelle nous avons déposé 16 carcasses de bovins d’engraissement (poids moyen de 343 kg) alignées de façon transversale, en les espaçant d’environ 0,5 m. Pour permettre l’aération passive, nous avons installé de longs tubes de drainage flexibles et perforés en plastique (diamètre de 15 cm) entre les carcasses adjacentes; les tubes s’étendaient à la verticale le long des deux murs intérieurs et leurs extrémités traversaient le film de plastique vers l’extérieur. Les carcasses ont été couvertes de fumier de parc d’engraissement humide et aéré (sur environ 1,6 m de profondeur) jusque dans le haut du silo. Nous avons replié le film de plastique sur le tout et l’avons scellé à l’aide de ruban adhésif de manière à créer une barrière de confinement, puis nous avons disposé huit évents d’aération (50 × 50 × 15 cm) sur le dessus de chaque structure pour favoriser l’aération passive. Après 147 jours, les pertes de volume et de masse des matières compostées s’élevaient à une moyenne de 39,8 % et de 23,7 %, respectivement, dans chaque structure.

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