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Life cycle assessment of greenhouse gas emissions from beef production in western Canada: A case study

Beauchemin, K.A., Janzen, H.H., Little, S.M., McAllister, T.A., et McGinn, S.M. (2010). « Life cycle assessment of greenhouse gas emissions from beef production in western Canada: A case study. », Agricultural Systems, 103(6), p. 371-379. doi : 10.1016/j.agsy.2010.03.008  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Nous avons effectué une analyse du cycle de vie (ACV) en vue d’évaluer les émissions de gaz à effet de serre (GES) rejetées dans l’ensemble d’une exploitation agricole destinée à la production de bovins de boucherie, dans l’Ouest du Canada. L’objectif était de déterminer les contributions à ces émissions de deux composantes de l’élevage bovin, soit le naissage-élevage et les parcs d’engraissement, et d’examiner quelle proportion des émissions de l’ensemble d’une exploitation agricole est attribuable au méthane (CH4) entérique. La ferme simulée consistait en un établissement de production de bovins de boucherie comprenant 120 vaches et quatre taureaux, et leurs descendants, élevés dans un parc d’engraissement. L’exploitation agricole comprenait aussi des terres cultivées et des pâturages qui ont servi à l’alimentation des animaux. L’ACV a été menée sur une période de huit ans de manière à rendre entièrement compte (c’est-à-dire pour toute la durée de vie utile) des émissions de GES attribuables aux vaches, aux taureaux et à leurs descendants ainsi que celles provenant des vaches et taureaux de réforme ou de leurs descendants abattus pour la viande. Les émissions ont été estimées à l’aide de Holos, un modèle d’exploitation agricole intégré, élaboré par Agriculture et Agroalimentaire Canada. Ce modèle empirique avec un pas de temps annuel, qui s’appuie sur la méthode établie par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) pour évaluer les émissions, a été ramené à l’échelle d’une exploitation agricole et adapté pour tenir compte des conditions qui prévalent au Canada. Le modèle tient compte de toutes les émissions et absorptions importantes de CH4, de N2O et de CO2 dans une exploitation agricole, des émissions attribuables à la production d’apports (engrais, herbicides) ainsi que des émissions de N2O en dehors de l’exploitation qui résultent de l’épandage d’azote à la ferme. L’ACV a permis d’estimer que l’intensité de GES provenant de la production de bœuf s’élevait, dans ce système, à 22 kg d’équivalent CO2 par kilo de carcasses. Les émissions de CH4 entérique constituaient la plus importante source de GES, représentant 63 % des émissions totales. L’oxyde nitreux provenant des sols et des fumiers comptait pour 27 % des émissions totales, alors que les émissions de CH4 des fumiers et les émissions de CO2 liées à la composante énergétique n’étaient que des sources mineures. Dans le cycle de production du bœuf, le système naissage-élevage représentait près de 80 % de l’ensemble des émissions de GES, alors que le parc d’engraissement comptait pour à peine 20 %. Environ 84 % du CH4 entérique provenait du troupeau vache-veau, principalement des vaches adultes. Il s’ensuit que les pratiques d’atténuation pour réduire les émissions de GES attribuables à la production de bœuf doivent être axées sur une diminution de la production de CH4 entérique provenant des vaches de boucherie adultes. Cependant, les méthodes d’atténuation doivent aussi tenir compte du fait que les exploitations de naissage-élevage présentent aussi des avantages environnementaux accessoires, en ce que les pâturages et les terres fourragères permettent de préserver les réservoirs de carbone du sol en plus de fournir d’autres services écosystémiques.

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