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Effect of grain type and processing method on rumen fermentation and milk rumenic acid production

Mohammed, R., Kennelly, J.J., Kramer, J.K.G., Beauchemin, K.A., Stanton, C.S., et Murphy, J.J. (2010). « Effect of grain type and processing method on rumen fermentation and milk rumenic acid production. », Animal, 4(8), p. 1425-1444. doi : 10.1017/S175173111000039X  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Nous avons voulu vérifier l’hypothèse selon laquelle les différences de dégradabilité de l’amidon s’expliqueraient par les différences de concentrations observées pour l’acide vaccénique (t11 18:1) ruminal et l’acide ruménique du lait. Pour ce faire, nous avons fait varier la dégradabilité de l’amidon en utilisant différents types de grains et de procédés de transformation. Nous avons réparti huit vaches Holstein en milieu de lactation en deux carrés latins 4 × 4 avec quatre périodes de 21 jours et quatre rations : orge aplati à sec, orge moulu, maïs aplati à sec et maïs moulu. Les rations avaient des teneurs en amidon similaires et étaient enrichies de graines de tournesol entières de manière à ce que leurs teneurs en acides gras polyinsaturés totaux (18:2n 6 + 18:3n 3) soient similaires. Le rapport fourrage/concentré était de 42/58 pour toutes les rations. Nous avons prélevé des échantillons de liquide ruminal, de plasma et de lait à la troisième semaine de chaque période. Les vitesses de dégradation in situ (%/h) pour le maïs aplati, le mais moulu, l’orge aplati et l’orge moulu étaient respectivement de 5,4, 8,9, 17,0 et 19,4 pour la matière sèche, et respectivement de 6,3, 10,8, 25,3 et 43,8 pour l’amidon. La consommation de matière sèche a été plus élevée pour les rations à base de maïs que pour celles à base d’orge, et aucune différence n’a été observée entre les rations à base de grains aplatis et celles à base de grains moulus. Le pH minimum quotidien a été moins élevé (5,2 vs 5,5) et le pH a été inférieur à 5,8 plus longtemps (h/j) (7,4 vs 4,3) pour les rations à base d’orge que pour celles à base de maïs. La teneur en matières grasses du lait et le rendement en lait ont été plus faibles pour les rations à base d’orge que pour celles à base de maïs, avec des valeurs plus élevées pour les grains aplatis que pour les grains moulus. La variabilité de la teneur en matières grasses du lait était fortement reliée (R2 = 0,55; P < 0,01) à l’apport total d’amidon (45 p. 100) et de c9t11 CLA du lait (10 p. 100), et aucun des isomères t 18:1 ou des isomères des CLA habituellement associés à la baisse de la concentration de matières grasses dans le lait n’a été intégré au modèle. Les concentrations (en pourcentage) de t10 18:1 et t11 18:1 étaient plus élevées pour les rations à base d’orge que pour celles à base de maïs dans le liquide ruminal (t10 18:1, 3,5 vs 1,3; t11 18:1, 3,2 vs 1,9), le plasma (t10 18:1, 1,2 vs 0,2; t11 18:1, 0,97 vs 0,58) et le lait (t10 18:1, 3,8 vs 1,0; t11 18:1, 2,6 vs 1,7) malgré l’apport accru d’acides gras polyinsaturés totaux pour les rations à base de maïs. La concentration d’acide ruménique dans le lait était plus élevée pour les rations à base d’orge que pour celles à base de maïs (1,46 vs 0,89), mais elle n’a pas été influencée par le procédé de transformation des grains. Cette étude a clairement démontré que la source d’amidon exerçait un effet plus marqué (orge > maïs) que le procédé de transformation sur la concentration et le profil des isomères t18:1 et des isomères des CLA dans le lait, révélant que les facteurs inhérents à la source d’amidon étaient responsables des différences observées, et que ces facteurs ne pouvaient être modifiés par le procédé de transformation utilisé dans cette étude.

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