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Applications d’azote et de phosphore sous forme de fumier ou de compost de bovins dans les cultures irriguées d’ensilage de céréales.

Olson, B.M., McKenzie, R.H., Larney, F.J., et Bremer, E. (2010). « Applications d’azote et de phosphore sous forme de fumier ou de compost de bovins dans les cultures irriguées d’ensilage de céréales. », Canadian Journal of Soil Science, 90(4), p. 619-635. doi : 10.4141/CJSS10026  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

L’application de fumier de bovins sur les terres a souvent suscité des appréhensions eu égard à l’accumulation d’une quantité excessive d’éléments nutritifs dans le sol et au risque que cela pourrait poser pour la qualité de l’eau. On estime que l’épandage de fumier selon les besoins nutritifs des cultures est une pratique agricole utile. Les auteurs ont effectué une étude sur le terrain afin d’évaluer la faisabilité de divers taux d’application de N et de P à partir de fumier et de compost de bovins (Bos taurus), et en déterminer l’impact sur le rendement des cultures et sur l’accumulation de N et de P extractibles dans le sol. Cette étude de 6 ans (2002-2007) sur de petites parcelles portait sur 10 amendements : témoin (CONT), application annuelle d’engrais azoté synthétique (F-N), application annuelle d’engrais phosphaté synthétique (F-P), application annuelle d’engrais azoté et phosphaté synthétique (F-NP), application annuelle d’azote sous forme de fumier (M-N), application annuelle de phosphore sous forme de fumier (M-P), triple application de phosphore sous forme de fumier une fois tous les trois ans (M-3P), application annuelle d’azote sous forme de compost (C-N), application annuelle de phosphore sous forme de compost (C-P), et triple application de phosphore sous forme de compost une fois aux trois ans (C-3P). Les amendements ont été répartis en blocs aléatoires complets avec cinq répétitions et ont été appliqués d’après les résultats de l’analyse annuelle du sol et des recommandations subséquentes en matière de fertilisation. Ont été cultivés sur les parcelles irriguées de la triticale (× Triticosecale rimpaui Wittm.) et de l’orge (Hordeum vulgare L.) d’ensilage. CONT et F-P ont toujours produit sensiblement moins de matière sèche que les autres traitements. En général, on ne relève aucun écart significatif entre les six amendements biologiques et F-NP. La quantité apparente de N recouvrée (ANR) était plus importante avec F-NP (45 %) et F-N (41 %); suivent les amendements phosphatés biologiques (26-34 %), M-N (15%) avec C-N (10 %) en dernier lieu. La quantité apparente de P recouvrée (APR) était la plus grande avec F-NP (30 %) et la plus faible avec M-N (6 %) et C-N (4 %). L’APR des amendements phosphatés biologiques variait de 14 à 22 %. L’application des amendements n’a pas donné lieu à une accumulation excessive de N-nitrate dans le sol. L’application des amendements M-N et C-N pendant six ans a respectivement fait passer la concentration de P extractible dans la couche de 0 à 0,15 m de sol de 12 mg à 121 et à 156 mg par kg. La productivité des cultures et la réaction de ces dernières aux éléments nutritifs présents dans le sol indiquent que les hypothèses relatives à la quantité de P et de N disponible dans le fumier et le compost sont raisonnablement exactes. Compte tenu des résultats, l’application de P sous forme de fumier ou de compost pourrait déboucher sur un rendement optimal des cultures sans qu’il y ait accumulation d’éléments nutritifs dans le sol. Dans les conditions de la présente étude, les terres devraient être cinq à sept fois plus vastes pour l’application de phosphore que d’azote sous forme de fumier et huit à dix fois plus étendues pour l’application de phosphore que d’azote sous forme de compost.

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