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Biodegradation of genetically modified seeds and plant tissues during composting

Reuter, T.R., Alexander, T.W., Xu, W., Stanford, K.I.M., et McAllister, T.A. (2010). « Biodegradation of genetically modified seeds and plant tissues during composting. », Journal of the Science of Food and Agriculture, 90(4), p. 650-657. doi : 10.1002/jsfa.3863  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Contexte : La mondialisation du marché des cultures génétiquement modifiées amplifie le risque de contamination non intentionnelle des aliments de consommation humaine et animale par des plantes génétiquement modifiées. L’évaluation des méthodes proposées pour l’élimination des résidus de culture doit tenir compte de la nécessité d’éviter la distribution accidentelle de matières génétiquement modifiées. Le compostage de matière organique est peu coûteux et ne dépend pas de la localisation. L’objectif de la présente étude était de déterminer l’efficacité du compostage en vue de l’élimination de plantes génétiquement modifiées, en termes de réduction de la viabilité des graines et de promotion de la dégradation de l’ADN tant endogène que transgénique. RÉSULTATS : Des échantillons de grains de maïs, de feuilles de luzerne ainsi que de graines, de tourteau et de pastilles de canola génétiquement modifié ont été prélevés en double et scellés dans des sacs en nylon poreux que l’on a ensuite insérés dans deux tas de compost de fumier de 85 000 kg (poids initial). Les échantillons ont été recueillis à intervalles réguliers sur une période de compostage de 230 jours. Nous avons constaté que les graines de canola et les grains de maïs n’étaient pas viables après 14 jours de compostage, les températures des tas excédant 50 °C. Dans tous les échantillons, les analyses PCR ont indiqué que les fragments endogènes et transgéniques étaient considérablement dégradés après 230 jours de compostage. Le transfert de Southern de l’ADN génomique isolé à partir de graines de canola a permis de déterminer des écarts dans la persistance de l’ADN endogène, transgénique et bactérien. CONCLUSION : Le compostage de matières végétales génétiquement modifiées et non génétiquement modifiées avec du fumier a rendu les graines non viables et entraîné une dégradation considérable, mais non complète, de l’ADN végétal endogène et transgénique. Cette étude démontre que le compostage pourrait permettre d’éliminer efficacement des cultures génétiquement modifiées advenant leur introduction accidentelle dans la chaîne de production des aliments de consommation humaine et animale.

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