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The overgrowth of Listeria monocytogenes by other Listeria spp. in food samples undergoing enrichment cultivation has a nutritional basis

Gnanou-Besse, N., Barre, L., Buhariwalla, C., Vignaud, M.L., Khamissi, E., Decourseulles, E., Nirsimloo, M., Chelly, M., et Kalmokoff, M.L. (2010). « The overgrowth of Listeria monocytogenes by other Listeria spp. in food samples undergoing enrichment cultivation has a nutritional basis. », International Journal of Food Microbiology, 136(3), p. 345-351. doi : 10.1016/j.ijfoodmicro.2009.10.025  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Pour l’isolement de Listeria monocytogenes dans les aliments, on utilise un double enrichissement. Dans les cas où plusieurs espèces de Listeria sont présentes dans l’échantillon original, L. monocytogenes peut, durant l’enrichissement, être supplantée par d’autres espèces de Listeria qui y seraient aussi présentes. D’un point de vue pratique, cette situation peut se traduire par des résultats faussement négatifs ou compliquer la tâche des enquêteurs en santé publique qui doivent faire correspondre des aliments à des isolats cliniques. Nous avons approfondi ce phénomène en analysant la cinétique de croissance d’espèces individuelles et des paires d’espèces dans le cadre de la méthode d’enrichissement ISO 11290 1. La prolifération d’une souche de Listeria innocua aux dépens d’une souche de L. monocytogenes a été essentiellement causée par des interactions survenues à la fin de la phase exponentielle, où nous avons observé que la croissance des deux souches s’est arrêtée lorsque la souche dominante a atteint la phase stationnaire. Dans une deuxième culture mixte, la souche de L. monocytogenes dominante a limité la vitesse de croissance exponentielle de la seconde souche, Listeria welshimeri. Ces deux constatations donnent à penser que la prolifération pourrait s’expliquer en partie par la compétition nutritionnelle. L’analyse multifactorielle des constituants du bouillon Fraser et des températures de croissance, effectuée au moyen d’inoculats soumis ou non à un stress, n’a permis de désigner aucun facteur dans la méthode ISO 11290 1 qui contribuerait, à lui seul, au phénomène de prolifération, dans notre système modèle, d’une espèce aux dépens des autres. De plus, l’espèce ne contribuait pas de façon importante aux différences observées relativement aux paramètres de croissance parmi une variété plus étendue de souches ayant subi un stress ou non avant leur croissance dans le bouillon Fraser, même si certaines souches se multipliaient beaucoup plus rapidement que d’autres. L’ajout d’agar, qui a limité la diffusion dans le bouillon Fraser, a réduit de façon importante le degré de prolifération excessive d’une espèce par rapport à une autre dans les expériences réalisées avec des mélanges de souches initialement isolées d’aliments où le phénomène avait été observé auparavant. Ensemble, ces résultats tendent à confirmer que le phénomène de prolifération excessive d’une souche par rapport à une autre serait d’origine nutritionnelle dans la plupart des cas.

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