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Dietary mitigation of enteric methane from cattle

Beauchemin, K.A., McAllister, T.A., et McGinn, S.M. (2009). « Dietary mitigation of enteric methane from cattle. », CAB Reviews: Perspectives in Agriculture, Veterinary Science, Nutrition and Natural Resources, 4:035, p. 1-18. doi : 10.1079/PAVSNNR20094035  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Les émissions de méthane entérique chez les ruminants contribuent dans une proportion d’environ 11 à 17 % aux émissions mondiales ou de 17 à 30 % aux émissions de méthane découlant d’activités anthropiques. Les émissions de méthane sont attribuables à l’activité de méthanogènes dans le rumen qui, en produisant de l’hydrogène, réduisent le dioxyde de carbone, empêchant ainsi l’accumulation d’équivalents de réduction qui gêneraient la fermentation dans le rumen. Ce processus est souhaitable du point de vue de la fermentation, mais a un coût énergétique élevé. En effet, de 2 à 12 % de l’apport énergétique brut des bovins est émis sous forme de méthane, un puissant gaz à effet de serre (GES). De nombreuses pratiques de production visaient à améliorer l’efficacité de production, telles que l’ajout de grain et de d’ionophores à la diète des bovins, et à réduire les émissions de méthane. Ces pratiques ont été adoptées bien avant qu’on ne soulève les problèmes entourant le rôle des émissions de méthane provenant des bovins dans les changements climatiques. L’ajout d’huiles libres ou de graines riches en huile (p. ex. oléagineux, drêches de distillerie, microalgues), de composés végétaux bioactifs (p. ex. tannins condensés, saponines, huiles essentielles) et de modificateurs de la fermentation dans le rumen (p. ex. levure, produits bactériens administrés directement) dans la nourriture des bovins, ainsi que l’amélioration de la qualité des fourrages peuvent entraîner une réduction accrue des émissions de méthane par les bovins. La meilleure stratégie alimentaire dépendra de la ferme, de l’emplacement géographique, des aliments pour animaux disponibles et du type d’animaux à nourrir. Les réductions peuvent s’exprimer par animal/jour ou par kg de viande ou de lait produit, mais il semble plus prudent d’évaluer les mesures d’atténuation d’après la deuxième possibilité (kg de viande ou de lait produit). Il faut également évaluer les mesures d’atténuation en fonction du cycle de vie complet, puisqu’une réduction des émissions de GES dans un secteur du cycle de production fait souvent varier les émissions de GES dans un autre secteur.

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