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Biocontained mortality compost using liquid manure.

Stanford, K.I.M., McAllister, T.A., Reuter, T.R., Xu, W., Moyer, J.R., et Larney, F.J. (2009). « Biocontained mortality compost using liquid manure. », Compost Science & Utilization, 17(3), p. 158-165.

Résumé

Durant les épidémies, on recourt parfois au compostage pour se débarrasser de façon sécuritaire des carcasses et du fumier (matière solide) présentant un risque d’infection. Cependant, il n’existe aucune méthode optimisée permettant d’utiliser le lisier des bovins laitiers (matière liquide renfermant plus de 80 % d’eau) comme substrat pour le compostage des carcasses. En avril 2007, nous avons réalisé une étude à ce sujet, selon un plan factoriel 3 × 2, dans des cellules de compostage en bois (240 × 240 × 140 cm) revêtues de 0,5 mm de plastique à une hauteur de 50 cm. Nous avons appliqué 95, 236 ou 606 kg (poids humide) de lisier renfermant 91 % d’eau à la paille d’orge renfermant dans chaque cas une seule carcasse de veau pesant en moyenne 130 kg. Dans le cas de chaque cellule, nous avons suivi la température du compost et constaté le degré de décomposition de la carcasse au bout de 52 jours. Pour évaluer l’efficience du compostage, nous avons comparé la viabilité des graines de 4 mauvaises herbes (renouée liseron, Polygonum convolvulus; pissenlit, Taraxacum officinale; tabouret des champs, Thlaspi arvense; folle avoine, Avena fatua) conservées au laboratoire (témoin) à celles placées dans des sacs de nylon scellés (à pores de 50 µm) enfouis à 3 endroits dans chaque cellule. Le rapport C/N initial allait de 58/1 (avec l’application de 606 kg de lisier) à 68/1 (avec 95 kg), tandis que la teneur en eau initiale était de 64 % avec 606 kg, de 52 % avec 236 kg et de 42 % avec 95 kg. De façon significative (P < 0,05), le compost s’est réchauffé plus rapidement et a atteint une température maximale (Tmax) plus élevée avec l’application de 606 kg (Tmax = 58,6 °C) qu’avec celle de 95 kg (Tmax = 46,5 °C), puis il s’est refroidi plus rapidement et a laissé une carcasse nettement mieux décomposée. Dans le cas de la folle avoine, la viabilité des graines a été éliminée par tous les traitements de compostage. Dans le cas de la renouée liseron, la viabilité a été augmentée par les traitements comportant l’application de 236 ou 95 kg de lisier, par rapport au traitement témoin (P < 0,05). Le traitement comportant l’application de 606 kg de lisier n’a pas éliminé la viabilité des graines de renouée, mais il s’est révélé le plus prometteur quant à l’utilisation du lisier comme substrat pour le compostage de carcasses en milieu confiné.

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