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Évaluation du stockage du carbone et de l’azote dans les sols travaillé s et non travaillé s de l’est du Canada d’après la densité séquentielle et le fractionnement granulométrique.

Gregorich, E.G., Carter, M.R., Angers, D.A., et Drury, C.F. (2009). « Évaluation du stockage du carbone et de l’azote dans les sols travaillé s et non travaillé s de l’est du Canada d’après la densité séquentielle et le fractionnement granulométrique. », Canadian Journal of Soil Science, 89(3), p. 255-267. doi : 10.4141/CJSS08034  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Les labours exercent une influence sur la rétention et le stockage de la matière organique (MO) dans le sol. Les auteurs ont recouru à la densité séquentielle et au fractionnement granulométrique pour évaluer la quantité totale et la distribution du carbone (C) et de l’azote (N) organiques dans les sols labourés ou non travaillés. À cette fin, ils ont recueilli des carottes (0-60 cm) de sol à texture différente (du loam sablonneux à l’argile) dans le cadre de quatre études de longue haleine sur les labours (un site à l’Île-du-Prince-Édouard, un au Québec et deux en Ontario). Les carottes ont été divisées en six selon la profondeur. Quatre fractions de la MO ont été isolées en fonction de leur granulométrie et de leur densité dans chaque échantillon. À deux sites, les réserves de C et de N étaient plus importantes dans le sol travaillé que dans celui qui ne l’était pas, aux profondeurs dépassant légèrement celle de la couche arable; les conséquences des labours étaient également manifestes à un troisième endroit, où la masse de C dans une couche voisine de la profondeur du soc était plus élevée dans les sols labourés. Dans les quatre sols, les labours ont aussi eu un effet positif notable et uniforme sur la quantité de C (et parfois de N) protégée dans les agrégats, surtout au bas de la couche arable ou à proximité, parfois même dans le sol de surface. Les auteurs attribuent les variations de la concentration totale de C et de N dans le sol résultant des labours principalement aux différences de la MO liée aux minéraux, surtout dans les sols à texture lourde, mais il se peut que les fractions de granulométrie et de densité différentes expliquent jusqu’à 25 % de l’écart. N’ayant pas atteint leur pleine capacité de stockage du C, les sols à texture lourde présentent un plus fort potentiel d’accumulation du C que les sols à texture lâche, surtout au bas de la couche arable.

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