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Validation of a Management Program Based on a Weed Cover Threshold Model: Effects on Herbicide Use and Weed Populations

Simard, M.-J., Panneton, B., Longchamps, L., Lemieux, C., Légère, A., et Leroux, G.D. (2009). « Validation of a Management Program Based on a Weed Cover Threshold Model: Effects on Herbicide Use and Weed Populations. », Weed Science, 57(2), p. 187-193. doi : 10.1614/WS-08-090.1  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

En matière de lutte contre les mauvaises herbes, les décisions fondées sur des valeurs seuils permettent de réduire l’utilisation d’herbicides car les applications peuvent se faire à dose réduite ou être annulées. Nous avons mis à l’essai des valeurs seuils, établies selon un modèle de couverture relative de mauvaises herbes, dans deux localités sur une période de quatre ans. Deux champs de 1,62 hectare, plantés de maïs (2004, 2005, 2007) ou de soja (2006) de variétés classiques ou résistantes au glyphosate, ont été divisés en sections de 900 m2. Des herbicides ont été appliqués en postlevée sur chacune de ces sections selon des doses variables, établies en fonction de valeurs seuils de mauvaises herbes, ou selon des doses constantes complètes. Les doses variables comprenaient les valeurs suivantes : dose nulle, demi-dose et dose complète. Les valeurs de couverture relative de mauvaises herbes de 0,2 et 0,4 (maïs) ou de 0,1 et 0,3 (soja) ont servi de seuils pour l’augmentation des doses. L’évaluation de la couverture relative de mauvaises herbes s’est faite au moyen d’images numériques. Nous avons estimé la densité des mauvaises herbes avant et après l’application d’herbicide. La production de graines des mauvaises herbes a été évaluée pour deux espèces en 2004 et en 2005. Aucune différence n’a été observée en termes de rendement des cultures, de couverture relative de mauvaises herbes, de densité des mauvaises herbes ou de production de graines des mauvaises herbes entre les cultures classiques et les cultures résistantes au glyphosate. Durant la première année, nous avons pu réduire l’utilisation d’herbicide (-85,4 %) sans perte importante de rendement des cultures (5 à 15 %). Au cours des trois années subséquentes, la densité des mauvaises herbes avant l’application d’herbicide a augmenté, et les hausses concomitantes de la couverture relative de mauvaises herbes n’ont pas permis d’obtenir une réduction globale de plus de 10 % de l’utilisation d’herbicide. Ce modèle fondé sur des seuils, conçu pour maintenir le rendement des cultures au cours d’une année donnée, n’a pas entraîné de réduction significative de l’utilisation d’herbicide durant les trois années suivantes. Les mauvaises herbes résiduelles ont probablement réalimenté le réservoir de semences, ce qui a favorisé une augmentation de leur densité par la suite. L’augmentation de la densité des mauvaises herbes dans les parcelles traitées chaque année au moyen de doses complètes d’herbicide signifie par ailleurs qu’une seule application d’herbicide en postlevée ne suffit pas à limiter chaque année les populations de mauvaises herbes dans ce type de rotation maïs-soja.

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